« Nous avons finalement accepté de libérer trois des sept otages qui étaient avec nous », a confié Adnan Abu Walid Sahraoui, porte-parole du MUJAO sans donner la moindre précision sur le lieu où se trouvaient les otages, leur identité ou si son mouvement a perçu ou non une rançon. Au lendemain du rapt des diplomates algériens, le MUJAO avait exigé une rançon de 15 millions de dollars.
Médiation mystère
Abou Omar Sanda Ould Bouamama, porte-parole d’Ansar Eddine, un autre mouvement djihadiste mené par un targui, a confirmé, mercredi 11 juillet, au journal arabophone l’information de la libération des trois otages algériens.
« Oui, je vous le confirme : les trois diplomates ont été libérés vendredi ou samedi, je pense qu'ils ne sont actuellement pas loin de la frontière algérienne qu'ils ont gagnée à bord d'un véhicule 4x4 », a-t-il déclaré.
« Les trois otages sont en bonne santé. Ils ont été remis aux autorités algériennes suite à une médiation », a-t-il ajouté. Qui a servi de médiateur ? Ansar Eddine ? M. Ould Bouamama ne le dit pas.
Une libération surprise
Le site Algérie 1 a rapporté aujourd’hui que les trois diplomates algériens ont été rapatriés mardi dernier à l’aéroport militaire de Boufarik (Blida) en début de soirée par un avion militaire en provenance de Bamako (Mali).
Cette libération est une surprise, surtout que la semaine dernière le MUJAO avait annoncé que les négociations avec les autorités algériennes sur la libération des otages, ont été rompues. En libérant les trois otages, le Mujao veut certainement prendre à témoin l’opinion publique quant à sa bonne volonté de régler cette affaire.
Les autorités algériennes n’ont, pour le moment fait, aucune déclaration sur la libération de trois des sept otages.
Yacine Ouchikh

