Sans rappeler dans leur ensemble les tentatives de le faire passer (Charia source principale de la législation, mariage orf, interdiction de l’adoption etc.), ils n’ont pu et ne peuvent s’en défaire. Le statut de la femme est à la fois leur obsession et leur talon d’Achille. L’égalité en droit entre les hommes et les femmes est une idée qui, malgré les pétitions de principe, leur est insupportable. Dans les diverses déclarations islamiques des droits de l’homme les hommes et les femmes ne sont égaux qu’en dignité et en humanité. Jamais en droit.
L’adoption du projet de la commission de l’ANC en charge de la question vient de confirmer l’essence même de leur dessein. Alors que le principe de l’égalité juridique, qui a ses manifestations sociales dans la vie quotidienne, est admis dans l’ancienne constitution de 1959, le voici en question dans celle qu’ils cherchent à nous proposer, ou cherchent à nous imposer. Les Tunisiens auront ainsi accompli une révolution pour revenir aux temps ancestraux où les hommes ont autorité sur les femmes, où celles-ci sont subordonnées à ceux-la. Piètre réalisation.
Il est proposé de dire que les femmes sont complémentaires aux hommes. L’idée de complémentarité suggère la subsidiarité. Ce qui est complémentaire est ce qui est additionnel, auxiliaire, qui est annexe au principal. Est donc exclue du concept l’idée même d’égalité qui, cette fois, n’est plus requise ni en dignité ni en droit. Ce qui est subsidiaire et accessoire est non seulement secondaire mais il ne peut non plus participer de la réalisation de l’être. La femme ne fait donc pas partie de l’essence du corps social, puisqu’elle n’a pas le même corps que l’homme.
Objet fétiche de décor et d’ornement, monture, elle pourrait bien être utile ; mais elle pourrait aussi être futile voire, par son propre corps, néfaste. Le corps féminin n’est pas constitutif de la société et ne peut ni y occuper la même place ni y jouer le même rôle que celui des hommes.
La femme n’existe en effet pas par elle-même, et ne participe pas de l’humanité abstraite de l’homme ; elle ne se donne à voir que dans son statut social de mère, d’épouse, de fille, de sœur, etc. Elle n’est pas pleinement citoyenne. Si les deux sexes sont mutuellement complémentaires, comme pourrait le laisser penser le projet de texte, c’est qu’ils n’ont pas, ni l’un ni l’autre, d’existence propre. Dans une conception traditionnelle, le sujet n’est point autonome, il est seulement membre d’un groupe, familial, tribal, communautaire.
Si la complémentarité a le même le sens que l’égalité pourquoi s’y accrocher ? Pourquoi ne pas retenir du langage le vocable qui est en usage partout et qui est compris de la même façon par tous ? Il n’y a à cela qu’une seule réponse possible : préserver l’ancestrale norme de l’inégalité. Si les mots ont un sens, c’est qu’ils préfigurent du devenir.
Par le Pr Ali Mezghani*
Tunis le 2 août 2012
*Ali Mezghani, professeur du droit des pays arabes à l’université de Paris Panthéon-Sorbonne.


A leur place, d'autres sont apparus, bien planqués durant les révolutions: le temps des Barbus était venu.
A bientôt chers amis, pour une autre Révolution, celle qui nous débarrassera pour de bon de tous les mécréants qui refusent de voir que la femme est l'avenir de l'homme, et à tout le moins son égal. S'ils sont à ce point obsédés par ses formes généreuses et à ce point honteux de les voir souvent bien plus intelligentes qu'eux, qu'ils partent rejoindre leurs 'frères' en Arabie Saoudite ou au Mali... et qu'ils nous laissent aimer notre pays!
Pourquoi vouloir imposer une identité sur la simple base d'une religion partagée? Pourquoi le simple fait d'être musulmanes rapprocherait-il les Tunisiennes des Saoudiennes? La Tunisie est un cas à part, bien plus "occidentalisée" comme vous dites pour des raisons diverses, historiques notamment. Nous sommes un melting pot de cultures et de coutumes diverses, au croisement de l'Orient et de l'Occident, il est temps de l'assumer pleinement au lieu de toujours se référer à ce soi-disant Orient que l'on voudrait nous assigner. Nous avons beau être musulmans, nous gardons néanmoins notre culture et nos acquis! Et chez nous, les femmes sont libres.
و ليس الذوبان في المستدمر الفرنسي و تتبني سياسته و تقمص فكره و الإلتحاف بثقافته
الوطنية عند الفرنسيين أنهم فرنسيون أولا و آخرا و العرب و المسلمون بدعقيدتهم و ثقافتهم و حتى لباسهم يعتبرون تهديدا لهم
يخي انت جاي من المريخ ؟
أنت بعمرك ريت كلب انصهر في القرودة ؟
على الأقل الي يكره النهضة ( و أكيد ليس لقناعة شخصية بل دمغجة ) يكون مثل الكلاب ، محتفظ بشخصيته
les peuples musulmans ne doivent ils pas suivre le droit islamique ?
pourquoi ce besoin de se référer au modèle occidentale sur les droits de la femme ?
Femmes de mon pays, vous n'êtes pas seules, nous serons toujours à vos cotés !tenez bon, défiez les obscurantistes, combattez sur tous les fronts ; ensemble, nous dévoilerons leur hypocrisie et leur avidité de pouvoir et d'argent..