France.Affaire Tariq Ramadan : Non, Henda Ayari ne reverse pas 5% des ventes de son livre à Europe Israël

Telle une traînée de poudre. Depuis qu'un internaute a posté sur les réseaux sociaux un article indiquant que 5% du prix de vente du livre d'Henda Ayari ("J'ai choisi d'être libre, Rescapée du salafisme en France, paru chez Flammarion en novembre 2016) irait dans les caisses de l'association "Europe Israël", les défenseurs inconditionnels de Tariq Ramadan s'en donnent à cœur joie. Objectif : délégitimer la parole de celle qui, le 20 octobre dernier, a porté plainte pour viol contre l'intellectuel suisse. 

Chez Flammarion, on est catégorique : "il s'agit bien entendu d'une fake news. A aucun moment, notre auteur, ou nous-mêmes ne reversons le moindre pourcentage à Europe Israël, ni à aucune autre association", affirme Vivien Boyer, l'éditeur d'Henda Ayari.

Après plusieurs coups de fil et d'envois de courriels, on commence enfin à y voir un peu plus clair.

En fait, si on commande le livre d'Henda Ayari via le site d'Europe Israël, 5% de la somme payée est effectivement reversé à l'association pro-israélienne, "mais c'est le cas pour n'importe quel autre livre que nous mettons en avant", indique-t-on chez Europe Israël.

En cliquant sur le lien d'achat, on est redirigé vers le site Amazon qui reverse une commission sur le produit de la vente à Europe Israël, en rétribution de la publicité ainsi faite.

L'association pro-israélienne confirme qu'elle a bien signé un partenariat avec la plateforme de vente en ligne (https://partenaires.amazon.fr/), "comme n'importe quelle personne serait en mesure de le faire", précise un employé d'Amazon, joint au téléphone.

Henda Ayari, ancienne salafiste devenue féministe laïque, a porté plainte vendredi 20 octobre contre Tariq Ramadan pour "des faits de viol, d'agression sexuelles, violences volontaires, harcèlement, intimidation", auprès du parquet de Rouen. Des allégations formellement démenties par l'intéressé.

La "plainte pour dénonciation calomnieuse" transmise au procureur de la République de Rouen, a été transférée au parquet de Paris, ce lundi 23 octobre.

Les faits en question remonteraient à 2012, en marge du congrès de l'UOIF, à l'hôtel Holiday Inn, à Paris.

Nadir Dendoune

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