Algérie.10e numéro de la revue Nejma consacrée à l’Algérie

Numéro spécial « Algérie: regards croisés » de la Revue Nejma. Disponible en librairie

« Algérie: regards croisés », le titre évoque la richesse des relations artistiques entre l'Algérie et le Maroc. Interview de Lotfi Aoulad, qui co-dirige cette revue.
 

Pourquoi avoir fait ce choix de consacrer votre 10e numéro à l’Algérie ?
Il y a d’abord une volonté de notre part de mettre en avant un vivre-ensemble dans la Méditerranée, comme une envie d’ouvrir les frontières, un désir de valoriser ce pays voisin qu’est l’Algérie, doté d’un vrai dynamisme littéraire souvent méconnu. Par ailleurs, ces deux pays ont une histoire très forte en commun. Aujourd’hui, nous sommes face à un contexte politique fermé. Les frontières terrestres sont fermées, les échanges sont limités. Lorsqu’il y a des échanges de livres entre l’Algérie et le Maroc via des librairies ou des maisons d’édition, savez-vous que cela doit passer par la France ! Enfin, en consacrant notre revue à l’Algérie, nous avons voulu montrer que chaque pays a sa spécificité. C’est important de valoriser les cultures de ces pays d’Afrique du Nord. D’ailleurs, le « concept » de Maghreb existe plus en France que de l’autre côté de la rive…

Le sous-titre est important : « Algérie, regards croisés ». Dans ce numéro, vous évoquez la richesse des relations littéraires, artistiques et historiques entre l’Algérie et le Maroc ?

Il y a une importance de recréer des liens, de rappeler l’histoire, de la reconnecter. Il n’y a rien de pire que de parler de Maghreb, de monde européen, de monde musulman. Cela ne veut rien dire. Cela incarcère les esprits. Il faut croiser les regards des individus, des artistes, mais aussi des expériences, des histoires. La littérature est, à cet égard, le meilleur moyen de créer des ponts.

Vous dîtes qu’il y a urgence à maintenir ce lien naturel depuis cette fenêtre ouverte qu’est Tanger ? De quelle urgence parlez-vous ?

C’est une urgence par rapport au contexte de la Méditerranée... avec la crise migratoire. Chacun doit prendre ses responsabilités. Il y a des hommes et des femmes qui meurent chaque jour. Cet épisode tragique, qui a lieu en ce moment, ne peut se surmonter que par l’ouverture entre les pays qui constituent cette Méditerranée. Cette urgence vient de là, de ces pays frères et voisins.

Propos recueillis par Chloé Juhel

Revue Nejma, dirigée par Lotfi Aoulad et Simon-Pierre Hamelin

Disponible en librairie
15 euros
 

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