Algérie.La directrice du journal El Fedjr en grève de la faim ce lundi

Hadda Hazem en grève de la faim à partir du lundi 13 novembre 2017, pour dénoncer l’« injustice » qui frappe son journal El Fedjr, depuis 02 mois.

La directrice du journal arabophone El Fedjr, Hadda Hazem compte entrer en grève de la faim lundi 13 novembre pour, dit-elle, protester contre l’« injustice » qui frappe son journal depuis 02 mois. 

Sans nommer quiconque, Hadda Hazem affirme que son quotidien lancé en 2000, s’est vu couper les vivres par les autorités depuis son intervention sur France24, où elle a renouvelé son opposition au 4ème mandat de Bouteflika, tout en s’en prenant au clan présidentiel accusé de corruption.  

« A cause de cette intervention ils ont sanctionné El Fedjr ; et de cette tribune j’annonce ma décision d’entrer en grève de la faim à cause de la hogra (injustice, ndlr) que nous subissons de la part... ! », a-t-elle écrit dans un post publié hier sur sa page facebook.

Sur un autre post publié aujourd’hui, elle dénonce encore : « El Fedjr est persécuté et privé depuis 02 mois de la publicité publique à cause de mon intervention sur France 24. On a baissé le tirage et le nombre de pages et j’étais obligée de m’endetter pour payer les salaires des journalistes ».

Sanction politique donc contre le journal El Fedjr et de sa patronne, très présente sur les plateaux télévisés ? Possible. Et elle n’est pas la seule à subir les foudres du gouvernement. Certains journaux opposés au pouvoir de Bouteflika, comme El Watan et Liberté, sont privés de la publicité publique depuis plusieurs années.

En outre, pas moins de 60 journaux (le chiffre est donné par le ministre de la Communication Djamel Kaouane il y a quelques semaines) ont mis la clé sous le paillasson ces dernières à cause de la baisse drastique des annonces publicitaires. En effet, du fait de la crise que connait le pays, la publicité publique, distribuée par l’entreprise publique ANEP, a diminué de moitié.

Yacine Ouchikh

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