France.Exposition Rock the Kasbah : la musique entre prohibition et libération

Saison culturelle Rock the Kasbah, du 7 mars au 30 juillet 2017, à l’Institut des Cultures d’Islam.

Faire bouger Barbès, et tout Paris, en faisant découvrir la vitalité « de la création musicale dans les cultures d’Islam ». Le coup d’envoi de l’exposition « Rock the Kasbah » sera donné demain (7 mars – 30 juillet). C’est une multitude d’événements musicaux qui accompagneront cette exposition tout du long. Concerts, documentaires, débats, autant d’éléments pour découvrir et mesurer la véritable explosion de créativité musicale dans les cultures d’Islam.

The Clash

Le clash des pensées, mode de vie et de deux modes a donné naissance à ce morceau légendaire, « Rock the Casbah » des Clash, groupe punk britannique, inspiré par « l’interdiction prononcée par l’Ayatollah Khomeini d’écouter du rock en Iran ». Si, encore aujourd’hui, des obscurantistes prônent l’interdiction de la musique, l’extrême vitalité de la musique dans les cultures d’Islam en fait une force difficilement limitable.

Pendant cinq mois, l’Institut des Cultures d’Islam (ICI), à travers « Rock the Kasbah », fera découvrir la richesse de la musique dans cet univers selon Bariza Khiari, présidente de l'Institut des cultures d'islam et sénatrice de Paris : « La saison culturelle Rock the Kasbah explore et interroge cet écart vertigineux entre d’un côté prohibition, et de l’autre, vigueur de la création musicale dans les cultures d’Islam, comme vecteur de libération ».

Oud électrique, week-end hip-hop, soirée berbère, Métal algérien, poésie syrienne sur envolées jazzy, documentaires, une programmation des variées en provenances du monde entier : Maghreb, Afrique sub-saharienne, Europe, Moyen-Orient, Etats-Unis et même Asie du sud-est. Non, la musique ne connaît pas de frontières.

Rock the Kasbah

La saison culturelle « Rock the Kasbah » est avant tout une exposition rassemblant des œuvres contemporaines engagées d’une dizaine d’artistes venus du monde entier. Parmi eux, l’artiste franco-algérienne Katia Kameli qui s’est intéressée à un des quartiers historique de l’immigration du Maghreb à Paris : Barbès. L’artiste mène les visiteurs de ce quartier à Oran sur les traces du Raï.

De l’Algérie en Egypte, l’exposition « fait un détour » par le Caire via le travail de Magdi Mostafa qui « propose une immersion dans l’ambiance sonore des quartiers populaires du Caire les vendredis, où se mêlent diffusion des prêches et vrombissement des machines à laver ». L’exposition sera accompagnée de nombreux événements durant toute sa durée. La découverte musicale aura une large place.

Musiques traditionnelles gnawa, aisawa, chaoui sur métal expérimental, tel est le cocktail détonant et étonnant du groupe algérien ACYL qui proposera son « ethnic metal ou metal oriental » (2 juin). Dans un tout autre style, le rappeur palestinien Osloob s’est associé à la flûtiste franco-syrienne, Naïssam Jalal pour créer le groupe Al Akhareen (« Les autres » en arabe) (2 juillet).

Une programmation extrêmement riche qui proposera des débats, des rencontres littéraires, des projections de films et de documentaires. Ainsi, le documentaire « Festival Panafricain d’Alger » (1969) de William Klein (26 mars). Commandé par l’Etat algérien, le documentaire replonge le spectateur au cœur de ce premier festival culturel panafricain, ayant eu lieu en pleine guerre froide, et qui a contribué à affirmer le rôle central de l’Algérie dans le mouvement des « non-alignés ». Un morceau d’Histoire, tout comme Oum Khalsoum à laquelle un événement sera consacré (17 juin).

CH. Célinain

Saison culturelle Rock the Kasbah, du 7 mars au 30 juillet, à l’Institut des Cultures d’Islam

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