France. Législatives : Pas de candidature En Marche en Afrique du Nord et de l’Ouest

Les divisions du mouvement En Marche font voler en éclat la candidature de Leila Aïchi dans la 9e circonscription de l’étranger (Maghreb et Afrique de l’Ouest). La Sénatrice de Paris, élue en 2011 avec l’étiquette d’Europe écologie les verts (EELV), n’a finalement pas été confirmée comme candidate par La République en marche (LREM). Un désaveu qui doit beaucoup à la polémique autour de ses propos sur le Sahara.

Il n’y a donc aucun candidat LREM dans cette circonscription où Emmanuel Macron était pourtant arrivé largement en tête du premier tour de la présidentielle. Dès son annonce, la candidature de la Franco-Algérienne Leila Aïchi, passée d’EELV au Modem, faisait grincer des dents les militants du mouvement présidentiel au Maroc, principalement en raison des positions de l’intéressée sur le Sahara.

« Compte tenu des positions prises en 2013 par la Sénatrice Madame Leila Aichi concernant le Sahara, les Référents des Comités de la République En Marche Maroc (…) ont décidé de ne pas faire campagne pour la candidate désignée », a fait savoir la page Facebook de La République en marche au Maroc. Cette section a rapidement été rejointe dans son boycott de la candidate officielle par les autres militants au Maroc, mais aussi par les comités En Marche du Sénégal et de Côte d’Ivoire.

« Le comité 'En Marche !' de Casablanca considère que la seule candidature légitime dans cette circonscription est celle de M’jid El Guerrab », ont même renchéri les militants de la grande ville marocaine. Cet ancien du Parti socialiste passé à En Marche n’avait finalement pas été retenu par la commission d’investiture.

Fin de l’aventure

Le 13 février 2013, la sénatrice Leila Aïchi avait indiqué au quotidien algérien Al Watan : « Le "Sahara occidental" n’appartient pas au Maroc, c’est un territoire dont le statut juridique n’est pas encore tranché » avait-elle déclaré. Une sortie contraire aux positions françaises et marocaines sur la question. Or, le Maroc concentre à lui seul un tiers des électeurs de la 9e circonscription.

Face à la polémique grandissante, la commission d’investiture a donc préféré botter en touche en n’investissant aucun candidat. Aucun nom pour la 9e circonscription des Français de l'étranger ne figure sur la liste définitive des 522 candidats dévoilée ce mercredi alors qu’Emmanuel Macron y avait fait un excellent score le 23 avril : 33 % au Maroc, 37 % en Tunisie et même plus de 50 % dans les bureaux de vote d’Alger.

Leila Aïchi et Mjid El Guerrab pourraient toutefois rester dans la course sans le soutien d’En Marche aux côtés des 25 autres candidats ayant rempli les formalités dans cette circonscription.

Rached Cherif

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