Algérie.Je suis Amira Merabet et j’ai été brûlée vive

 

Je suis Amira Merabet et j’ai été brûlée vive. Le 29 août dernier, Amira Merabet, 34 ans, a été brûlée vive, à El Khroub dans la wilaya de Constantine, au nord-est de l’Algérie. 

 

Alors qu’elle se rendait à son travail, Amira a été surprise par un homme qui l’a aspergée d’essence avant de mettre le feu à son corps. Grièvement blessée, elle a été transportée à l’hôpital de la ville, puis transférée au CHU de Constantine, où elle a succombé à ses brûlures.

Amira Merabet a été inhumée le 6 septembre.Selon nos informations, le présumé coupable serait le petit copain de la sœur de la victime. Même si ce crime est assez « extraordinaire » par sa violence, tous les jours, des femmes algériennes meurent sous les coups des hommes. 

Chafia Mentalecheta, députée des Algériens installés en France, dénonce vivement cet acte de lâcheté. « La violence qui s'est emparée de nos rues, de nos quartiers, de nos villes et de nos campagnes doit être combattue au même titre que le terrorisme, au risque de voir notre société perdre le peu de valeurs et de principes qui lui restent », s’indigne-t-elle.

Elle appelle également les autorités algériennes à « prendre véritablement la mesure de l'ampleur de la violence faite aux femmes ». « Il ne suffit pas de légiférer mais il faut appliquer la loi et refaire de l'école un lieu d'apprentissage du vivre ensemble dans le respect des genres », insiste la députée.

Un rassemblement est prévu devant la poste d’Alger ce samedi 10 septembre à 11h.

Nadir Dendoune

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