Justice. Palestine - 2e audience du procès de Ahed Tamimi

Début du procès à huis clos de Ahed Tamimi, une Palestinienne de dix-sept ans, célèbre militante contre l'occupation israélienne, devant le tribunal militaire israélien, à la prison militaire d'Ofer dans le village de Betunia en Cisjordanie occupée, le 13 février 2018. THOMAS COEX / AFP

Cette ado de 17 ans est devenue le symbole de la résistance palestinienne. La 2e audience du procès de Ahed Tamimi aura lieu ce dimanche en Cisjordanie.

Une première audience a eu lieu le 13 février dernier. La prochaine se tiendra ce week-end, le 11 mars, il pourrait durer des mois. Entre temps, Ahed Tamimi est restée en prison. Elle est derrière les barreaux depuis le 19 décembre. Cette adolescente palestinienne de 17 ans comparaîtra donc une nouvelle fois devant la justice militaire israélienne à Ofer, en Cisjordanie, pour 12 chefs d'accusation, dont celui de violence aggravée. Les soldats n'ont, semble-t-il, pas reporté les faits.

Ahed Tamimi a été arrêtée après la diffusion d'une vidéo sur internet, où on la voit frapper de toutes ses forces deux soldats israéliens qui se trouvaient dans la cour de sa maison familiale, située dans le village de Nabi Saleh, en Cisjordanie occupée. Cela dans le contexte de protestations en série après l'annonce de Donald Trump de reconnaître Jérusalem comme capitale israélienne. Ahed Tamimi risque 10 ans de prison.

Huis clos

La première audience a eu lieu à huis clos, ce qui devrait également être le cas de la deuxième, le juge ayant préféré exclure les medias et le public arguant du fait que la prévenue est mineure. Seule la famille de Ahed Tamimi a pu assister au début du procès. Sa mère et sa cousine doivent d'ailleurs être prochainement jugées, elles apparaissent également dans la vidéo devenue virale.

Détention d'enfant

La mobilisation grandit autour d'Ahed Tamimi. Aussi bien sur les réseaux sociaux que du côté des associations de défense des droits de l'homme, telles qu'Amnesty International qui a appelé, en février dernier, à sa remise en liberté immédiate : « en vertu de la convention sur les droits de l'enfant, dont Israël est signataire, l'arrestation, la détention et l'emprisonnement d'un enfant doivent être une mesure de dernier recours et pour une période de temps la plus courte possible ».

Chloé Juhel

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