France.L’art lyrique comme thérapie dans les quartiers

Depuis 17 ans, celle que l’on surnomme « la diva des quartiers », Malika Bellaibi-Le Moal, a mis en place des ateliers pédagogiques pour les habitants et surtout habitantes de plusieurs quartiers de la banlieue parisienne. Ce sont des ateliers de chant pas comme les autres puisqu’il s’agit d’art lyrique, une discipline assez rarement proposée dans les quartiers populaires.
 

Grandir au sein du bidonville de Nanterre
C’est un peu par hasard que la cantatrice d’origine algérienne a eu cette idée. En 1999, elle vient donner un concert dans un centre d’art contemporain à Creil. Là, elle retrouve un cadre de vie qu’elle connaît bien pour avoir grandi au sein du bidonville de Nanterre. Le centre d’art contemporain en question lui propose de mettre sur pied un projet pour les femmes du quartier. Malika Bellaibi-Le Moal accepte aussitôt et décide d’amener l’art là où il y en a certainement le plus besoin.

Affirmation de soi

Et plus précisément pour celles qui en ont le plus besoin. Les ateliers de Malika Bellaibi-Le Moal permettent de redonner confiance aux femmes des quartiers. En effet, « pratiquer le chant lyrique et se confronter à la rigueur de son enseignement permet d’entourer les participants de la sécurité affective dont ils manquent souvent », peut-on lire sur le site de « la diva des quartiers », « ils développent alors plus d’autonomie, d’affirmation de soi et le goût de l’effort ».

« Samson et Dalila », « Le Barbier de Séville », « Carmen »

Le premier atelier a donc vu le jour dans la cité de Creil (Oise), puis rapidement s’est étendu à Bondy (Seine-Saint-Denis), à Villeurbanne (Rhône) ainsi qu’à Paris. Depuis 1999, la mezzo-soprano a fondé son association qui s’intitule « Voix en développement ». Et régulièrement, les amateures que Malika Bellaibi-Le Moal forme interprètent sur scène des opéras tels que « Samson et Dalila », « Le Barbier de Séville » ou encore « Carmen ».

Chloé Juhel

Plus d’infos ici :
http://www.malikabellaribi.com/

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