Maroc.Les familles et amis des victimes de Gdim Izik se constituent partie civile

Rabat, le 11 décembre 2016. Manifestation des familles des onze éléments des forces de l’ordre sauvagement assassinés lors du démantèlement du camp Gdim Izik, le 8 novembre 2010. Crédit photo : lematin.ma

A quelques jours du début du procès des 24 détenus de l’affaire « Gdim Izik » devant la chambre criminelle de deuxième degré à Salé, les familles et amis des victimes se sont constitués en partie civile en créant « l'Association de coordination des familles et amis des victimes de Gdim Izik », afin « d’informer le tribunal des souffrances des familles des victimes et présenter leurs revendications légitimes ». 

Le 8 novembre 2010, dans la banlieue de la ville de Laâyoune, onze éléments des forces de l’ordre sont sauvagement assassinés lors du démantèlement du camp Gdim Izik. Selon le président de cette association, Mohamed Atartour, le but est de pouvoir se constituer partie civile, après la décision de la cour de cassation de transférer le dossier des poursuivis dans l’affaire des onze éléments des forces de l’ordre assassinés en 2010 près de Laâyoune, à la cour d’appel.

Lors du procès militaire, les familles des victimes ne s’étaient pas constituées partie civile, au vu des lois régissant le tribunal militaire et du fait que la plaidoirie revient au procureur général.

En effet, le parquet général de la cour d’appel de Rabat, a convoqué les 24 détenus de Gdim Izik, condamnés le 17 février 2013 par le tribunal militaire de Rabat, devant la chambre criminelle de deuxième degré à Salé pour le 26 décembre 2016.  La défense des détenus sahraouis a reçu un document officiel  du parquet  général qui précise la date exacte du nouveau procès des 24 prisonniers devant un tribunal civil.

Le 27 juillet dernier, la cour de cassation a ordonné la tenue d'un nouveau procès devant un tribunal civil pour juger les 24 détenus de Gdim Izik, condamnés le 17 février 2013 par le tribunal militaire de Rabat à des peines allant de deux ans à la réclusion à perpétuité.   

La cour de cassation avait  rendu une cassation partielle, suite à une requête présentée par la défense des 24 détenus, qui a fait valoir la nouvelle loi relative à la justice militaire adoptée à l'unanimité le 23 juillet 2014 à la Chambre des représentants, stipulant de ne plus juger les civils devant un tribunal militaire.

Les 24 Sahraouis interpellés lors du démantèlement en 2010 du camp de Gdim Izik, situé à 15 kilomètres de Laâyoune, avaient été jugés par le tribunal militaire de Rabat et reconnus coupables d’actes graves : constitution de bandes criminelles, violence sur des forces de l'ordre ayant entraîné la mort avec préméditation et mutilation de cadavres de membres des forces de l'ordre.

Sur les 25 personnes condamnées en 2013, deux ont purgé leurs peines. L'une d'entre elles a été condamnée par contumace à perpétuité, en l'occurrence Hassana Alia, qui se trouve en situation irrégulière en Espagne après un refus d'octroi de statut d’exilé politique. L'autre, Mohamed Ayoubi, a été libéré pour raisons médicales. Il reste donc aujourd’hui 21 détenus à la prison de Salé.

Mohamed El Hamraoui

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