Maroc.Andalousie, mon amour

Le président de la Fondation Sidi M’chiche El Alami, le docteur Mustapha Mchiche Alami donnant des explications sur un manuscrit de grande valeur au ministre de la Culture Mohamed Laaraj

Infatigable défenseur de la mémoire de l’Andalousie dans le monde, le docteur Mustapha Mchiche Alami vient de récidiver avec l’organisation d’une exposition consacrée à l’histoire mythique d’Al-Andalus dans la capitale administrative du royaume. 

Le président de la Fondation Sidi M’chiche El Alami, qui a consacré une grande partie de sa vie à sillonner le monde pour rassembler un à un les objets et autres ouvrages qui témoignent des apports scientifiques, philosophiques, artistiques et culturels de l’âge d’or des musulmans à la civilisation humaine.

« Dès le début des années 1940 alors que j’étais étudiant à Paris et que je faisais des aller-retour entre la France et le Maroc, en passant par l’Espagne, j’ai découvert le patrimoine architectural de l’Andalousie notamment à Cordoue, Séville et Grenade.

Une région qui m’a tellement charmé que j’y suis revenu à plusieurs reprises » avoue passionnément le mécène qui précise que « sa démarche relève du souci de montrer toutes les facettes, y compris celles qui échappent au commun des intéressés, qui ont fait d’Al-Andalus le phare de la civilisation arabo-musulmane de l’époque et la mise en exergue des relations étroites entre le Maroc et Al-Andalus qui a duré pendant huit siècles ».

Résultat, ce patrimoine extraordinaire exposé au regard des visiteurs dont d’illustres personnages qui ont tenu à faire le déplacement est composé d’instruments d’astronomie, de chirurgie, de tableaux de valeur de grands peintres européens et marocains, des peintures sur cuir, des manuscrits, des livres rares, des statues, des cartes géographiques…

Cette aventure n’aurait pas pu aboutir sans les recherches de plusieurs décennies effectuées en Espagne, à Francfort (Allemagne) où c’est notamment un Institut de l’Histoire des sciences arabo-musulmanes qui lui a permis d’acquérir des pièces et autres objets mis en exergue lors de cette exposition.

Le rêve du personnage ? L’ouverture d’un musée privé à Kénitra, la ville des ses parents qui sera consacré à cette civilisation andalouse à l’époque musulmane. Pour l’instant, il se bat pour décrocher les autorisations nécessaires à ce rêve qu’il chérit depuis plusieurs décennies et qui relèvent de l’utilité publique tant les générations montantes ont besoin de connaître un pan essentiel de l’histoire de leurs ancêtres.

En attendant, j’estime que cette exposition pourra faire le tour du Maroc. Après Rabat, la prochaine étape sera Oujda, où l’exposition fera partie des évènements phares de l'événement “Oujda capitale de la culture arabe”.

Aziz Cherkaoui

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