Palestine.Israël prévoit d'expulser sept élus français

Sept élus français interdits d'entrer en Israël, ce lundi 13-11-2017. Ils désiraient rencontrer le Palestinien Marwan Barghouti, incarcéré en Israël depuis 2002 (D), ainsi que le détenu franco-palestinien Salah Hamouri (G), placé en détention administrative le 23 août 2017. © AFP

Se faire refouler de l'aéroport Ben Gourion de Tel Aviv est chose fréquente pour les militants des droits de l'homme : chaque année, ils sont des centaines à se faire expulser coupables d'avoir de la sympathie pour le peuple palestinien ! Mais cette fois, le gouvernement israélien a décidé d'aller encore plus loin, comme le rapportent nos confrères du Figaro. 

Le ministère israélien de la Sécurité intérieure a annoncé ce lundi 13 novembre vouloir interdire l'entrée de son territoire à sept élus français (qui font partie d'une délégation de dix personnes, ils avaient prévu de s'y rendre du 18 au 23 novembre), dont le secrétaire national du PCF Pierre Laurent, la députée (LFI) Clémentine Autain, les députés européens Pascal Durand (Verts/Alliance libre européenne) et Patrick Le Hyaric (PCF), ainsi que les maires (PCF) de Stains Azzedine Taibi, de Limay Éric Roulot et de Gennevilliers Patrice Leclerc.

Les élus prévoyaient d'atterrir ce week-end à Tel Aviv pour une visite de cinq jours en Israël et dans les Territoires palestiniens occupés. La raison ? Ils ont indiqué vouloir, à l'occasion de ce déplacement, "alerter sur la situation des près de 6000 prisonniers politiques palestiniens", mais vouloir aussi rencontrer Marwan Barghouti et Salah Hamouri.

Le premier, haut cadre du Fatah emprisonné depuis plus de quinze ans par Israël, est surnommé par ses sympathisants le "Mandela palestinien". Le second est un avocat franco-palestinien, en détention administrative en Israël depuis le 23 août. Selon une source au ministère israélien de la Sécurité intérieure, "la décision de refouler ces sept élus a été prise après une enquête rapide du bureau des Affaires stratégiques".

Cette structure est notamment chargée de surveiller les activités de la campagne internationale Boycott, désinvestissement et sanctions (BDS). Les autorités israéliennes ne semblaient toutefois pas en mesure de préciser, lundi après-midi, sur quels critères précis cette "liste noire" a été dressée.

"Il s'agit des éléments les plus provocateurs", se bornait à préciser le ministère de la Sécurité intérieure, qui assurait vouloir "éviter une déconvenue aux intéressés en les informant à l'avance du sort qui les attend."

Les treize autres élus qui prévoyaient de participer au voyage seront pour leur part admis sur le territoire israélien. Mais ils auront interdiction de rencontrer Marwan Barghouti et Salah Hamouri.

Nadir Dendoune

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