Palestine. Osama Silwadi, le photographe qui protégeait le patrimoine palestinien

Depuis 10 ans, ce photographe de presse palestinien n’a qu’une idée en tête : préserver la culture de son pays. Ou plutôt, cette idée s’est imposée à lui dès lors qu’il a reçu deux balles dans le corps, qui l’ont ensuite rendu invalide.

Sama Silwadi prend en photo tout ce qui touche de près ou de loin à la Palestine. Les gens bien sûr mais aussi les objets, les bijoux, la cuisine, l’art, les tenues traditionnelles, les pierres, la terre… Sa démarche est claire : il souhaite, par le biais de son travail notamment, aider les Palestiniens à protéger leur héritage. Une façon de remplir « son devoir national ». Son métier, c’est photographe de presse. Et après avoir couvert les deux Intifadas et après avoir subi un grave accident, il décide de mettre son objectif au service du patrimoine culturel de son pays.

Exercer son métier pas comme avant

En 2006, il a 33 ans. C’est à ce moment que deux balles perdues le clouent dans un fauteuil roulant. Ce jour-là, il se trouvait dans son bureau, à Ramallah, en Cisjordanie. Il travaillait alors pour différentes agences de presse, dont l’AFP. Désormais, il ne peut alors plus exercer son métier. Ou en tout cas plus comme avant.

En poste à l’Unesco

Il a alors l’heureuse idée de lancer son premier travail de numérisation des archives palestiniennes. Il a, par exemple, recueillis de nombreuses photos et videos de Yasser Arafat. Ce fastideux labeur lui permet de se voir proposer de rejoindre l’Unesco en qualité d’expert et de conseiller en matière d’archivage numérique.

Série d’ouvrages

Osama Silwadi tient son idée, il ne lui reste plus qu’à dérouler le fil. Il décide alors de fouiller dans ses propres archives pour en extirper l’essence. Tous ces visages, ces paysages… Il publie plusieurs ouvrages « Femmes palestiniennes: don permanent et créativité », « Photographies de la vie quotidienne » ou encore, plus récemment, « Comment vas-tu, Palestine? ». « Le Murmure des pierres », son dernier ouvrage évoque l'architecture traditionnelle palestinienne.

Chloé Juhel

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