France.Première étude sur les « civic tech » aux Etats-Unis

Ramy Ghorayeb, analyste stratégique au sein de l’Atelier BNP Paribas, lors de la conférence « Les civic tech peuvent-elles changer la democracie ? Comment la technologie renouvelle l’engagement citoyen », tenue à Paris le 15 décembre 2017. Crédit photo : Chloé Juhel

« Les civic tech peuvent-elles changer la democracie ? Comment la technologie renouvelle l’engagement citoyen » est une conférence qui s’est tenue ce vendredi 15 décembre. Elle était organisée par la Fondation « La France s’engage », L’Atelier BNP Paribas et Station F, le plus grand campus de start-up au monde, créé par Xavier Niel, en plein Paris.

C’est la première conférence d’une série, qui s’adresse aux néophytes. Sur scène, Ramy Ghorayeb. Cet analyste stratégique au sein de l’Atelier BNP Paribas a presque conclu la conférence en précisant ce que sont les « civic tech » : « C’est un sujet large où l’on peut y ranger toutes formes de technologies. J’ai choisi de me pencher sur tous les « civic tech » qui ont un lien avec l’engagement citoyen ».

Et on comprend aisément pourquoi la définition du terme prête au débat. Plus précisément, les « civic tech » correspondent à l'usage de la technologie dans le but de renforcer le lien démocratique entre les citoyens et le gouvernement.

Ce midi, dans une salle de conférence de Station F assez peu remplie, le but est de présenterla première étude basée sur les « civic tech » aux Etats-Unis (d’où l’anglicisme « democracie » dans l’intitulé de la conférence), pays qui compte aujourd’hui 1,5 million d’organisations dont l’activité correspond à 5,4% du PIB.

« Open government initiative »

Cette étude sur les « civic tech »part d’abord un constat qui n’a rien d’un scoop : « les citoyens vont de moins en moins voter et se sentent de moins en moins représentés », rappelle Ramy Ghorayeb à la tribune, « alors s’ils ne peuvent plus s’engager politiquement, tout naturellement, ils se tournent vers les associations ou autres ONG ».

Le point de départ de cette étude, c’est le jour de l’investiture de Barack Obama. Dès son arrivée à la Maison blanche, le président américain a en effet mis en place l’« open government initiative », via l’ouverture d’un site internet data.gov qui a permis de publier une quantité inestimable de données publiques jusque-là gardées secrètes. Le but était d’améliorer la transparence des institutions américaines. Une des conséquences de cette mesure politique, ce fut justement le lancement d’un grand nombre d’entrepreneurs dans les « civic tech ».

Change.org, Nextdoor et Nation builder

L’exemple le plus populaire de ces « civic tech », c’est le site change.org qui a lancé des pétitions en ligne. De façon plus locale, toujours aux Etats-Unis, il y a le réseau social nextdoor qui rassemble des personnes vivant dans un même voisinage. Autre exemple : nation builder, logiciel ou plateforme « tout en un » pour optimiser une campagne politique.

En France, récemment Nathalie Kosciusko-Morizet et Jean-Luc Mélenchon y ont eu recours. En bref, la lame de fond des « civic tech » est bien là, en France, et, qu’on le regrette ou non, les Etats-Unis jouent, encore une fois, leur rôle de précurseur en la matière. 

Chloé Juhel
 

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