France.Tentative de réquisition du Val-de-Grâce par des sans-abris

Manifestation, le 1er janvier 2018 à Paris, devant l'ancien hôpital du Val-de-Grâce, fermé par le ministère français de la Défense, pour demander à ce qu'une partie du bâtiment, vacant depuis 2016, serve d'abri à des familles mal-logées. MICHEL STOUPAK / NURPHOTO / AFP

Le Droit Au Logement avait promis de tout faire pour occuper l’ancien hôpital laissé désormais vacant. La mobilisation de centaines de familles mal-logées n’aura pas suffi à contraindre le Président de la République à honorer sa promesse.

Ils ont pris Emmanuel Macron au mot. Hier après-midi, le 1er janvier, une centaine de personnes mal-logées se sont rassemblées devant l’hôpital militaire du Val-de-Grâce. Pied-de-nez à la promesse, non tenue, du président de la République en juillet dernier de ne plus voir « d’ici la fin de l’année, des femmes et des hommes dans la rue », ajoutant « la première bataille: loger tout le monde dignement. Je veux partout des hébergements d'urgence ».

Sur le parvis de l’église

C’est une initiative du Droit Au Logement, association qui lutte pour la défense des mal-logés, qui a décidé de passer à l’action concernant la réquisition de cet établissement hospitalier, situé Boulevard de Port-Royal, dans le 5e arrondissement de Paris. Ce week-end, des familles mal-logées ne sont pas parvenues à s’installer dans l’enceinte du Val-de-Grâce, comme c’était prévu. Elles se sont simplement rassemblées sur le parvis de l'église du Val-de-Grâce.

Pas de repreneur

L’établissement du Val-de-Grâce est fermé depuis l’été 2016. Le ministère de la Défense l’a mis en vente, il n’y a pour l’instant pas eu de repreneur. Plusieurs politiques avaient précédemment tenté de demandé la réquisition de tout ou partie de cet ancien hôpital laissé donc vacant. Ian Brossat, adjoint chargé du logement à la mairie de Paris, mais également Dominique Versini, adjointe chargée des solidarités et de la lutte contre l’exclusion, toujours à la mairie de Paris.

Chloé Juhel

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