Tunisie.Journée « école morte » très suivie dans les établissements scolaires français

  • Par S.S
  • le mercredi 6 décembre 2017

Une journée « école morte » a été observée le 5 décembre 2017 dans l’ensemble des établissements scolaires français en Tunisie, en réponse à l'appel de l’Association des parents d’élèves des établissements français en Tunisie. En cause, les récentes décisions d'austérité, de coupes budgétaires et de suppression de postes au sein de l'Agence pour l'enseignement français à l'étranger (AEFE) et une augmentation conséquente de frais de scolaires déjà élevés. 

Aujourd’hui les organisateurs de la journée morte se félicitent de la réussite de leur mouvement, suivi « avec un taux moyen d'élèves grévistes dépassant les 85% ». La veille, une manifestation « Touche pas à mon prof ni à mon éducation » a été organisée par les élèves au lycée Pierre Mendès France de Mutuelleville (Tunis) tout au long de la journée, avec port de rubans rouges et slogans anti Macron scandés en chœur dans les établissements.

Au Lycée "PMF", la cour de récréation était vide à 10h00

A travers ces mouvements, les élèves des établissements scolaires français et leurs parents expriment leur mécontentement et leur désapprobation des récentes décisions de coupes budgétaires et suppression de postes au sein de l'Agence pour l'enseignement français à l'étranger (AEFE) avec toutes les implications que cela aura sur le recrutement d'enseignants français, virtuellement gelé.

Le budget alloué à l'AEFE sera, ainsi, réduit de 33 millions d'euros en 2018. Les frais de scolarité dits d’ « écolage » devraient augmenter de 9% au lieu de 6% auparavant, et les frais des premières inscriptions augmenteraient même de 117%, alors que des postes d'enseignants détachés seront fermés, entraînant le recrutement d'enseignants locaux sans formation préalable.

Pourtant, chaque année en Tunisie le réseau des établissements scolaires français enregistre des hausses d’inscriptions, de plus en plus de parents ayant recours aux écoles privées et / ou étrangères face à ce qu’ils qualifient de dégradation du système d’enseignement public.

S.S

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