France.Une exposition pour rendre hommage aux mères de l’exil

« Mater-Reines de France », une exposition de quelques œuvres de l’artiste franco-algérien, Arilès de Tizi, du 16 mars jusqu’au 30 juin 2017 à la basilique de Saint-Denis.

« Mater-Reines de France » est la première partie d’un cycle d’expositions. L’artiste, Arilès de Tizi, a choisi de rendre hommage aux femmes de Saint-Denis, en les glorifiant. Et ce, en plein cœur de la célèbre cathédrale de la ville.
 

A partir d’aujourd’hui, le 16 mars, et jusqu’au 30 juin, l’artiste-peintre investit la crypte de la basilique de six grands portraits de Dionysiennes, ces femmes qu’il appelle « Reines de France ». Elles apparaissent toutes drapées, dans des postures bibliques, et accompagnées d’extraits du texte « Stabat Mater », qui signifie en latin « La Mère se tenait debout ».

Il s’agit d’un poème qui évoque la souffrance de Marie lors de la crucifixion de son fils Jésus-Christ. « J’ai voulu représenter ces femmes comme je les ai connues ; ces mères qui étaient debout – Stabat Mater – ne pleuraient pas. Elles sont sans cris ni lamentations », explique Arilès de Tizi.

Créer un pont entre deux mondes

L’exposition qui prend place dans l’enceinte de la cathédrale de Saint-Denis se décline également en série de portraits d’habitantes, cette fois au sein de la Halle du marché de la ville, comme pour créer un pont entre ces deux mondes que seule la municipalité de Seine-Saint-Denis semble capable d’enjamber. L’artiste franco-algérien tenait d’ailleurs à faire se rencontrer ces deux lieux proches.

Le 13 juin prochain, cette exposition connaîtra son point d’orgue lors d’un concert donné, en la cathédrale, par l’Orchestre de Chambre de Paris (direction Danièle Rustioni), dans le cadre du Festival de Saint-Denis.

Notion d’exil

Arilès de Tizi est un artiste touche-à-tout : peinture, dessin, photographie, sculpture… Un point commun à l’ensemble de son œuvre : la notion d’exil. Il est né à Hussein Dey, en Algérie en 1984. Sa biographie précise qu’il a rejoint la France au début des années 90, « lorsque la guerre civile éclate dans son pays ». Il grandit entre la banlieue parisienne et le quartier populaire de Belleville où il fait ses premières armes dans le graffiti et la photographie.

Chloé Juhel

IInfos pratiques :

Du 17 mars au 30 juin

Basilique Saint-Denis

1 rue de la Légion d'Honneur

93200  Saint-Denis

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