Aubervilliers. Le PC demande la démission de l’élue à la culture à cause de son passé à l’extrême droite

 Aubervilliers. Le PC demande la démission de l’élue à la culture à cause de son passé à l’extrême droite

Princesse Granvorka, adjointe à la culture au conseil municipal d’Aubervilliers. Photo : impression écran / Youtube

Dans un communiqué, ce lundi 25 octobre, les communistes d’Aubervilliers (93) ont « exigé la démission immédiate du conseil municipal de Princesse Granvorka ». Ils reprochent à l’élue à la culture son passé politique à l’extrême droite.

 

Samedi 23 octobre, soit plus d’un an et demi après la victoire de la droite (UDI) dans cette ville de Seine-Saint-Denis, longtemps à gauche (alternant PC et PS), le conseiller municipal communiste Anthony Daguet révélait sur les réseaux sociaux que Princesse Granvorka, de son vrai nom Maurice Granvorka avait été investie en 2017 par le Rassemblement national, aux élections législatives.

Suite à cette première révélation, les militants ont découvert que l’adjointe à la culture avait signé en septembre dernier une pétition initiée par le député LR Julien Aubert, où le parlementaire demandait, entre autres, l’abolition du droit du sol, la fin du regroupement familial et une révision du droit d’asile.

En mai 2021, Princesse Granvorka apposait sa signature à une autre pétition de Julien Aubert. Le parlementaire de droite se disait révolté par la présence d’Assa Traoré au festival « Paroles de Résistances ».

« Alors que Madame la maire Karine Franclet promettait de la transparence dans son programme, qu’elle ne cesse de le répéter à tout bout de champ au conseil municipal, nous ne pouvons que nous interroger légitiment sur sa connaissance du passé de son adjointe à la culture », dénonce ainsi les communistes d’Aubervilliers. Le passé de cette élue aurait « dû être vérifié lors de la constitution de sa liste », ajoutent-ils.

« Dans le climat actuel où le racisme, l’islamophobie, l’antisémitisme, les inégalités ont la part belle dans les médias, avec l’extrême droite qui ne cesse de déverser sa haine de l’autre, nous ne pouvons accepter qu’à Aubervilliers, une ville-monde où la solidarité et le partage sont des valeurs qui nous unissent, de telles idées contraires aux valeurs de la République siègent au conseil municipal », concluent les communistes d’Aubervilliers. Ces derniers attendent une réaction du maire et exigent la démission de l’adjointe à la culture.

 

Nadir Dendoune