Culture.Emilie Delorme, une nomination qui dérange

C’est le choix du ministre de la Culture, une « erreur de casting » pour Marianne. Emilie Delorme vient d’être nommée à la tête Conservatoire National Supérieur.

Sa nomination a été annoncée dans le Journal officiel il y a quelques jours. La polémique devrait donc être close. C’est le ministère de la Culture qui a pris la décision de nommer Emilie Delorme à la tête du Conservatoire National Supérieur de Musique et de Danse de Paris. Cette femme de 44 ans prendra ses fonctions le 1er janvier prochain. Historiquement, ce poste a jusque-là toujours été occupé par un homme.

« Une nomination qui inquiète »

A l’annonce de sa possible nomination dans La Lettre du musicien, plusieurs voix s’étaient élevées dénonçant les prises de position d’Emilie Delorme comme celles d’une « féministe exacerbée » ou d’une « idéologue décolonialiste » et d’ « indigéniste ». L’hebdomadaire Le Point évoquait, dans son article intitulé « Une nomination qui inquiète », son « idéologie décoloniale » et son « vocabulaire identitaire obsédé par la race ». Le journal Marianne a même parlé d’ « erreur de casting » et d’« académisation de la pensée décoloniale ».

Atouts essentiels

Pour faire taire les polémiques, le ministre de la Culture, Franck Riester, a rappelé : «par sa très grande connaissance du secteur du spectacle vivant, son action dans le domaine de la formation et son expertise dans l’accompagnement des artistes, Émilie Delorme dispose d’atouts essentiels pour proposer un projet ambitieux pour le Conservatoire.»

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