Éducation. États Généraux de l’Éducation : « Nous avons été leurrés »

Améliorer l’éducation dans le 93 reste l’objectif de la troisième édition des États Généraux de l’Éducation des Quartiers Populaires.

Grandir

À l’initiative de plusieurs associations dont Fils et Filles de la République (FFR-Créteil) ou encore Espoir 34 (Montpellier), les premières éditions des États Généraux de l’Éducation des Quartiers Populaires (EGEQP) étaient une vaste concertation afin de tenter de trouver des solutions pour améliorer les conditions d’éducation des enfants des quartiers. Pour cette nouvelle édition, des associations de Seine-Saint-Denis ont rejoint ce projet. C’est d’ailleurs à Stains (93), le 29 et 30 novembre que se dérouleront les EGEQP. Manque de moyens humains, financiers, sécurité, les sujets à aborder concernant l’éducation dans le 93 et tous les quartiers populaires, eux, ne manqueront pas.

Leurrés

« Nous avons été leurrés. Nous avons avons cru que nous avions fait des avancées, parce que nous avons été reçus à deux reprises au Ministère de l’Éducation nationale » se désole Salika Amara, présidente de l’association FFR. Suite aux derniers EGEQP, une délégation a pu se rendre aux Ministères de l’Éducation faire part des préconisations recueillies pour améliorer l’éducation dans les quartiers populaires. La délégation a été écoutée, devait obtenir un second rendez-vous avec les rectorats concernés par les actions à mener dans des établissements ciblés dans le Val-de-Marne et Montpellier. Malheureusement, le Ministère n’a donné aucune suite, laissant tous ces projets péricliter.

Rupture d’égalité

Pour cette troisième édition des EGEQP, l’objectif est clair : rassembler le plus possible afin d’obtenir plus de poids. Des collectifs de Toulouse ou encore Marseille, viendront s’ajouter à ceux de Créteil, Montpellier, Stains et du Blanc-Mesnil. L’idée étant de reprendre les préconisations déjà existantes, les compléter et surtout agir : « nous avons conscience qu’il va falloir agir sur un autre niveau que nos préconisations, qui sont toujours là (…) Si on veut vraiment que nos enfants deviennent des enfants de la République, il faut agir vite ». Les habitants des quartiers populaires prennent le destin de leurs enfants en main. D’ailleurs, début octobre, 19 familles d’enfants scolarisés au Collège Fabien (Saint-Denis) annonçaient leur intention de poursuivre l’État pour « rupture d’égalité ». Les actions se multiplient, notamment en Seine-Saint-Denis. Reste à voir si le Ministère de l’Éducation écoutera ces revendications et y apportera des solutions cette fois-ci.

États Généraux de l’Éducation des Quartiers Populaires, 29 et 30 novembre, Espace Paul Eluard (Stains 93)

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