Cuture.Exposition Caricatounsi : libre expression par la caricature

Caricatounsi 6, du 3 au 30 janvier. Fondation de la Maison de la Tunisie (Paris 14ème). A gauche : Skander Beldi, graphiste et caricaturiste.

C'est le grand rendez-vous des artistes dessinateurs tunisiens à Paris, Caricatounsi débutera demain (3 janvier). Pour la sixième édition de cette exposition organisée par la Fondation de la maison de la Tunisie (Paris 14ème), c'est l'artiste Skander Beldi qui sera mis à l'honneur. Graphiste et surtout caricaturiste, au fil des années, la plume de cet artiste engagé ne s'est pas émoussée.

Parfum de révolution

Après Nadia Khiari en 2017, qui s'est faite connaître avec son fameux personnage de Willis from Tunis pendant la « révolution de Jasmin », cette année la Fondation de la Maison de la Tunisie met à l'honneur Skander Beldi, plus connu sous le pseudonyme de Flask.

Comme sa consœur, c'est en partageant ses créations sur les réseaux sociaux que Flask s'est fait connaître, mais surtout en donnant sa vision de tous les événements qui se sont passés en Tunisie à partir de 2011.

Lutter contre la censure

Si pendant les « révolutions arabes », les graffitis ont recouvert les murs pour exprimer une indignation, une colère, une envie de liberté, les murs des réseaux sociaux ont également été un haut lieu d'expression libre et de lutte : « c’est un moyen de lutter contre la censure et la bêtise des politiciens » déclarait Skander Beldi au site Nawaat.org (2013). Les réseaux sociaux et plus largement le net, puisque Flask partageait également ses dessins via le site satirique Yaka.

La caricature comme moyen de faire passer les messages par le rire, une thérapie douce à laquelle rend hommage, chaque année, l'exposition Caricatounsi. Comme le déclarait, l'année dernière, Akram Belaïd, responsable de l’activité culturelle au sein de la Fondation de la Maison de la Tunisie, la révolution a accéléré le développement de cet art en Tunisie :

« De plus en plus de caricaturistes émergent en Tunisie. Il y a cinq ou six ans, on ne connaissait que trois ou quatre caricaturistes qui étaient de l'ancienne génération. Malgré tout, la révolution a donné plus de liberté et l'occasion de donner aux jeunes la motivation de faire des caricatures ».

Charly Célinain

Caricatounsi 6, du 3 au 30 janvier. Fondation de la Maison de la Tunisie (Paris 14ème).

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