France.« Caractères, 50 ans de BD algérienne », la bande dessinée algérienne à l’honneur

FAYEZ NURELDINE / AFP

 

Quand l’histoire de l’Algérie se confond avec celle de la bande dessinée algérienne. C’est exactement ce que nous propose de découvrir l’exposition « Caractères, 50 ans de BD algérienne » qui aura lieu à l’Institut du Monde Arabe (IMA) du 6 au 17 avril 2016. Indépendance, années 80, « décennie noire » (années 90), toutes ces périodes ont fortement marqué le 9ème art algérien qui a souffert mais qui est toujours debout.

 

 

Deux histoires mouvementées

« Caractères, 50 ans de BD algérienne » permet de fêter le demi-siècle d’un art qui est quasiment né avec l’indépendance de l’Algérie. L’histoire de la BD algérienne a souvent suivi les turpitudes de l’histoire mouvementée de l’Algérie. Des prémisses lors de l’indépendance, à la « décennie noire » des sanglantes années 90 où les auteurs de BD n’ont pas été épargnés, en passant par les années 80 et cette soif de démocratie qui transpirait des bulles des auteurs algériens, l’exposition nous emmène dans une véritable aventure. Pour les cinquante ans, ce ne sont pas moins de cinquante auteurs qui seront présentés et parmi eux, la nouvelle génération au coup de crayon acerbe dont Dilem ou encore Gyps. Si la BD algérienne est arrivée là où elle est aujourd’hui, c’est aussi grâce à la création en 2008 de la première édition du Festival international de la bande dessinée d’Alger (FIBDA). Aujourd’hui la BD algérienne voyage, mais les auteurs n’en n’oublient pas pour autant les sacrifices qui ont été faits pour cela.

Difficultés

Slim, véritable institution de la bande dessinée algérienne, a commencé sa carrière à la fin des années 60. Devant les difficultés qu’ont pu rencontrer les artistes algériens, l’exil était parfois la seule solution comme le confirmait le bédéiste : « En Algérie, nous avons été pratiquement le pays où il y a eu le plus de menaces de mort. Je me souviens qu'à un moment donné j'ai dû m'exiler au Maroc pour éviter des problèmes parce que je sentais que je vivais dans un Etat où il n'y avait aucune protection, où l'Etat lui-même n'existait pas ». Aujourd’hui, la situation est plutôt stabilisée en Algérie, mais malgré tout, Slim garde les yeux ouverts sur la situation nord-africaine, une situation des plus délicates : « Maintenant ça va relativement mieux mais quand on voit les perspectives qu'il y a tout autour de l'Algérie, du Maroc, de la Tunisie, ce qu'il se passe en Libye, au Mali... Il y avait Ebola mais maintenant il y a pire, il y a Boko Haram et tous les autres… ».

F. Duhamel

« Caractères, 50 ans de BD algérienne », du 6 au 17avril 2016, à l’Institut du Monde Arabe.

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