Algérie/France. Macron à Alger le 6 décembre pour une courte visite

Emmanuel Macron, alors candidat à la présidentielle française, aux côtés du ministre algérien des Affaires étrangères Ramtane Lamamra lors d'une conférence de presse dans le cadre d'une visite de deux jours en Algérie, le 13 février 2017 à Alger. STRINGER / AFP

Annoncée pour l’été dernier, la visite du président français Emanuel Macron en Algérie aura lieu finalement le 6 décembre prochain. Et c’est Macron lui-même qui a annoncé aujourd’hui la nouvelle, en marge d’une visite à Tourcoing, dans le nord de la France, consacrée à la politique de la ville, quoique la décision de ce déplacement algérois du locataire de l’Elysée aurait été prise dimanche à Alger à l’occasion de la 4e session du Comité mixte algéro-français (Comefa). 

Le candidat Emmanuel Macron a déjà effectué une visite en Algérie en février 2017, lors de la campagne présidentielle française. Il avait eu droit à un accueil digne d’un chef d’Etat et a prononcé des mots très durs à l’encontre de la colonisation française qu’il avait eu à qualifier de « crime contre l’humanité ».

« Nous devons présenter nos excuses à celles et à ceux qui ont subi la barbarie […]. J’ai toujours condamné la colonisation comme un acte de barbarie. La colonisation fait partie de l’histoire française. C’est un crime contre l’humanité », avait-il dit. «La colonisation fait partie d’un passé que nous devons regarder en face en présentant nos excuses à l’égard de celles et ceux vers lesquels nous avons commis ces gestes », avait-il ajouté. 

Des excuses qu’il n’a toujours pas présentées et il sera certainement attendu à ce sujet en décembre. Il reste que son prochain déplacement algérois est assez court pour un chef d’Etat. L’état de santé de  Bouteflika en est-il pour quelque chose ? Certainement.

Avant cette visite, Alger et Paris se sont donné rendez-vous à Alger, à l’occasion de la Comafe qui a vu la participation de deux membres du gouvernement d’Edouard Philippe, Jean-Yves Le Drian, ministre de l’Europe et des Affaires étrangères et Bruno Le Maire, ministre de l’Économie et des Finances.

Un signe quant à la volonté de la France de reprendre pied en Algérie après avoir été déchue de son "statut" de premier partenaire de l’Algérie par la Chine. M. Le Maire s’est  d’ailleurs promis à cette occasion de « reprendre les choses en main ». « Nous estimons qu’il est temps de redresser la barre et de redonner une nouvelle ambition économique aux relations entre la France et l’Algérie », a-t-il affirmé.

Son collègue des Affaires étrangères n’en pense pas moins. « Il y a une forme d'accélération dans l'ampleur de nos relations (…). Nous sommes dans un cycle très positif de nos relations et nous  voulons l'acter par cette rencontre (celle de Paris, en décembre prochain) », a constaté M. Le Drian.

Et la concrétisation du projet de l’unité de montage de Peugeot, après plusieurs années d’atermoiements, à Oran est peut être un signe d’une volonté partagée entre les deux gouvernements d’aller de l’avant.

Yacine Ouchikh

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