Société.Le plan contre la pauvreté intégrera-t-il les mal-logés ?

Des familles sans logements appuyées par l'association Droit au logement (DAL) occupent la place Clemenceau sur l'avenue des Champs-Elysées à Paris, le 11 septembre 2018. MUSTAFA YALCIN / AGENCE ANADOLU / AFP

Alors que le gouvernement présente ce jeudi (13 septembre) son plan contre la pauvreté, des « oubliés du logement » sont « installés » non loin de l’Élysée.

S’occuper des oubliés

« Nous avons décidé de nous installer près du palais de l’Élysée, pour rappeler au Président Macron ses promesses sur les sans-abris et la situation des mal-logés et des sans-logis que nous sommes » : le message émanant d’un collectif de familles « mal logées, sans logis, ou menacées d’expulsion ». Depuis le 9 septembre dernier, ces familles sont donc « installées » place Clémenceau en espérant remettre ce problème de logement dans le débat public.

Echéances

Concernant la problématique du logement, le mois de septembre pourrait être déterminant. C’est aujourd’hui que sera présenté le plan de lutte contre la pauvreté, avec notamment une réflexion annoncée autour des prestations sociales. Mais ce mois de septembre pourrait également voir le projet de loi « Evolution du logement de l’aménagement et du numérique » (ELAN) être définitivement adopté. Un projet de loi très largement critiqué au moment de ses examens à l’Assemblée nationale et au Sénat.

Les squatteurs criminalisés

Le problème des nombreux logements vides a été soulevé depuis longtemps (2,8 millions de logements vacants en 2015). Des associations comme l’association Abbé Pierre ont régulièrement « réquisitionné » ces logements vides. Le nouveau projet de loi sanctionnera la pratique plus durement selon les associations de soutien aux mal logés : « celles et ceux qui, pour se mettre à l'abri, vivre sous un toit et maintenir leur dignité, s'installent dans des locaux vacants, parfois vides depuis plusieurs années (...) sont expulsables sans jugement, ni délai; les occupants seraient aussi passibles d'un an de prison et de 15 000 euros d'amende ».

Les griefs ne manquent pas contre le projet de loi ELAN, et le plan de lutte contre la pauvreté est scruté également au niveau du logement. Il n’est pas évident que la proximité du campement des familles « d’oubliés » du logement puisse influer sur les prochaines décisions concernant ce sujet.

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