Société.Vivre-ensemble : « se côtoyer et se comprendre »

Greg Allaeys, comédien, coorganisateur de l'atelier d'écriture réunissant des réfugiés, des lycéens marocains et français, tenu au lycée Victorine Magne à Lisieux. Photo : @ Pierre Vannoni.

Migration, rencontres, paroles. Des ateliers pour une rencontre fructueuse et porteuse d'espoir entre des lycéens français, des Marocains et des migrants.

Rencontre

Tout commence par une rencontre. Une rencontre au sens physique mais surtout au sens humain du terme. Les apprentis d'Auteuil bénéficient, au sein de la Fondation Auteuil, d'un accueil, d'une aide à la formation et à l'insertion de jeunes en difficulté.

Des élèves du lycée Victorine-Magne, apprentis d'Auteuil à Lisieux (Normandie), ont pu rencontrer de jeunes Marocains du lycée Jaber à Tétouan, via le projet Salam un programme d'échange organisé notamment par Pierre Vannoni (professeur du lycée, ndlr).

En outre, des réfugiés scolarisés au lycée Victorine Magne, sont venus grossir les rangs d'ateliers leur permettant de rencontrer et partager avec les lycéens normands ainsi qu'avec les jeunes Marocains de Tétouan. Le but : échanger sur le thème de la migration.

Ateliers

Echanger quoi ? Comment ? Le récit de ces jeunes migrants, leur vision de leur parcours migratoire. En face, quelle réception de la part de lycéens normands ? Ou encore des jeunes Marocains de Tétouan sachant que certaines routes migratoires passent par leur pays ?

Pour faire se rencontrer ces 24 jeunes, un atelier d'écriture a été le catalyseur. Tenu par Greg Allaeys (comédien), Benoît Dendievel (pianiste) et Jean-Marie Mallet (percussionniste), cet atelier avait deux buts : donner la parole aux jeunes réfugiés et permettre à l'ensemble du groupe de mieux appréhender la réalité de la migration.

Ecrire

Ecrire. Mettre des mots sur une expérience vécue. Une expérience dure, parfois traumatisante, toujours marquante. « La seule contrainte que j'avais imposé au début, je voulais que ce soit sincère » explique le comédien engagé, qui a déjà travaillé avec les migrants, notamment dans la jungle de Calais.

Pendant cinq jours d'atelier intenses (1er au 5 avril), les intervenants travaillent dur et arrivent à obtenir des résultats étonnants, des récits forts, parfois glaçants, toujours sincères : « Il y a la peur dans le corps, Le silence total, L’espoir attendu, Au beau milieu de la mer, On ne pense qu’à la mort ».

Evolution

Hier (11 avril), avait la lieu restitution de tout le travail effectué par les 24 jeunes participant à l'atelier, devant l'ensemble des élèves du lycée Victorine-Magne. Une vraie prouesse, notamment pour les jeunes réfugiés qui peinaient à écrire leur récit en début d'atelier.

L'insistance et la bienveillance des animateurs de cet atelier a permis d'extraire le meilleur de ses jeunes qui en sortent valorisés et fiers.

L'atelier a également permis une réelle évolution des mentalités de tous. Si au début de l'atelier certains lycéens avaient quelques idées préconçues sur les migrants, ce travail en commun leur a permis de mieux se connaître les uns les autres, de mieux se comprendre.

Pour Greg Allaeys, c'est une avancée importante : « Nous avons travaillé sur le fait de dire « ok, nous ne sommes pas pareils, nous ne sommes même pas obligés d'être amis mais cependant on peut se côtoyer et essayer de se comprendre » ».

Une belle victoire pour le vivre-ensemble.

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