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Focus sur les Franco-Maghrébins qui devraient la marquer d’une pierre blanche. Football, handball, basketball, rugby, voici nos paris pour 2018-2019. 

NEDIM REMILI

Arrière gauche à la force herculéenne, Nedim Remili n’est plus un inconnu pour les amateurs de handball. A son arrivée parmi la pléthore de stars du PSG, les observateurs se demandaient si le challenge n’était pas trop relevé pour le jeune homme d’origine algérienne. En terminant la dernière saison avec 65 buts au compteur (deuxième meilleur réalisateur de l’équipe), il a répondu de la plus belle manière qui soit. Fils de Kamel Remili, ancien joueur de hand et aujourd’hui directeur de l’US Créteil, Nedim a baigné dans ce monde depuis son plus jeune âge.

Bien décidé à devenir joueur professionnel, il a abandonné ses études pour se consacrer à sa passion. Un pari risqué, mais qui s’est avéré payant. Son but désormais ? Devenir le meilleur et tirer son équipe vers les sommets. Avec le PSG, qui a encore manqué la dernière marche européenne cette saison, mais aussi avec les Bleus, qui défendront leur titre mondial du 10 au 27 janvier en Allemagne et au Danemark. Elu meilleur arrière droit des derniers Championnats du monde, Nedim pourrait cette fois être consacré meilleur handballeur de la planète. A 23 ans seulement, il a en tout cas le talent pour le devenir. Après Jackson Richardson et Nikola Karabatic, place à l’avènement du roi Nedim ?

AMEL BOUDERRA

Double MVP (meilleure joueuse) du championnat de France de basket féminin, Amel Bouderra a encore participé à la belle aventure de son équipe ardennaise des Flammes Carolo, de Charleville-Mézières, jusqu’en finale (perdue) de Coupe de France cette saison. Rageant pour la meneuse, qui ne souhaite qu’une chose : “Gagner un titre avec mon club.”

Et si cette année était enfin la bonne pour cette Franco-Algérienne (quatrième d’une fratrie de cinq filles) tombée dans le basket dès son plus jeune âge. “J’ai commencé à jouer dès 3 ans et demi en allant voir mes sœurs en match”, raconte-t-elle. Détectée très jeune, Amel a toujours été surclassée jusqu’à son arrivée aux Flammes Carolo. Trop petite pour certains recruteurs – 1,63 m –, la jeune fille a prouvé à ses détracteurs qu’ils se trompaient lourdement. A 29 ans, celle qui a toujours évolué dans l’ombre de Céline Dumerc, la grande meneuse tricolore, pourrait bien reprendre le flambeau lors du prochain championnat d’Europe, organisé par la Serbie et la Lettonie du 27 juin au 7 juillet 2019.

Une première médaille avec les Bleues serait pour elle l’aboutissement d’un rêve de gosse. Un moment important dans la carrière de cette femme de cœur, investie dans plusieurs associations, comme Le Ballon du bonheur, qui organise des actions en France (stages, matchs caritatifs...) pour récolter des fonds, afin d’aider les pays en difficulté.

RABAH SLIMANI

Le pilier de l’équipe de Clermont et des Bleus se sait attendu. Pointé du doigt pour ses erreurs et ses fautes “intentionnelles” en mêlée, selon certains spécialistes de l’Ovalie, Rabah Slimani a eu l’été pour travailler un peu plus sa technique. Le gamin de Sarcelles (Val-d’Oise), d’origine algérienne, tombé dans le bain du rugby à 10 ans, avait quelque chose de plus. Un physique hors norme, 1,78 m pour 110 kg, et une mobilité rarement vue pour un tel gabarit.

A 28 ans, il affiche fièrement près de 50 sélections avec le XV de France. Après les critiques, on se doute que ce perfectionniste va avoir à cœur de prouver à tous les observateurs qu’il demeure l’un des meilleurs au monde à son poste. Et pour ça, rien de mieux que les titres. Son dernier, celui de champion de France, remonte à 2015 avec son club formateur, le Stade Français.

Cette année, le pilier voudra reconquérir le Brennus avec Clermont et dans la mesure du possible ramener la Coupe d’Europe en Auvergne. Mais il le sait, notamment après la tournée estivale ratée des Français en Nouvelle-Zélande, il sera scruté avec les Bleus lors du Tournoi des VI Nations. Au moment où certains lui cherchent un successeur en mêlée, le Franco-Algérien va mettre un point d’honneur à faire taire les sceptiques et les piliers adverses. Ça va saigner.

AMEL MAJRI

La native de Monastir (Tunisie) n’en finit plus d’impressionner. Victorieuse de la Ligue des champions pour la troisième saison consécutive avec l’Olympique Lyonnais, Amel vient d’être élue meilleure joueuse du championnat de France, une nouvelle fois remporté par son club cette année.

Dans sa jeunesse, elle passait des heures à jouer avec sa sœur jumelle dans son quartier des Minguettes à Vénissieux. C’est là qu’elle se forgera cette technique qui lui permet aujourd’hui de mettre des petits ponts à n’importe qui sur un terrain. Plus portée vers l’offensive, elle a su s’adapter aux consignes du coach en devenant, malgré elle, arrière gauche.

A 25 ans, elle semble plus forte que jamais, et chacune de ses sorties laisse une impression de facilité déconcertante. Pilier chez les Bleues avec une quarantaine de sélections au compteur, Amel veut et peut être celle qui fera passer un cap à cette équipe. Du 7 juin au 7 juillet 2019, la France accueillera le Mondial féminin et nul doute qu’après le sacre des Bleus cet été, les filles auront à cœur d’en faire autant, surtout devant leur public. Amel doit être un moteur et pourquoi pas profiter de cet événement pour s’imposer comme l’une des cinq meilleures joueuses du monde. En réalisant le geste décisif en finale ? Il y a de fortes chances.

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