Votre ramadan.Séminaire "Le sens du jeûne dans les différentes religions"

Photo / vidéo Seïf Soudani - LCDA

L’Association tunisienne de soutien des minorités (ATSM) et la Konrad Adenauer Stiftung (KAS) ont organisé hier soir mardi 12 juin un séminaire autour du « sens du jeûne dans les différentes religions » à l’hôtel Dar al Marsa, banlieue nord de Tunis, qui a fait salle comble en cette dernière semaine de ramadan. Extraits.

Modéré par Gilles Jacob Lellouche, président de l’association Dar Edhékra, le séminaire a attiré des dizaines de représentants des communautés chrétiennes, juives, et bahaïs de Tunisie, mais aussi des indépendants et de simples curieux. Une initiative placée sous le signe d’un certain œcuménisme, qui fait sortir la capitale de sa léthargie intellectuelle en ces dernières soirées du mois saint du ramadan caractérisés, ailleurs, par la seule dimension festive.  

Avant le débat avec le public, la soirée a été ponctuée par les interventions de Yamina Thabet, présidente de l’ATSM, Holger Dix, représentant-résident de la KAS en Tunisie, Daniel Cohen, le Rabbin de la Goulette, Monseigneur Ilario Antoniazzi, l’Archevêque de Tunis, William Brown, pasteur de l’église réformée de Tunisie, cheikh Lotfi Chanderli, de la Grande mosquée de la Zitouna, et Mohamed Ben Moussa, responsable du bureau d’information de la communauté Baha’ie en Tunisie.
 

Une approche syncrétique et bienveillante


Dans son argumentaire, l’ATSM se propose de « découvrir à travers les religions minoritaires qui coexistent en cette Terre de Tunisie depuis des décennies. Chez les hébreux, Youm Kippour est destiné à obtenir le pardon des péchés. Cette célébration majeure du judaïsme est précédée par dix jours de prière et de repentance qui débutent avec Roch Hachana, le nouvel an juif. Par le jeûne, le chrétien apprend à connaître et à modérer ses appétits, à travers la modération de l’appétit fondamental et vital : la faim. Ainsi qu’il apprend à discipliner ses relations avec les autres, avec la réalité extérieure, essentiellement avec Dieu. Chez les bahaïs, le jeûne débute avant le lever du soleil où ils sont appelés à s’abstenir de toute nourriture et boisson jusqu’au coucher du soleil où ils sont invités à prier et à se ressourcer spirituellement durant cette période de jeûne ».

En pointe dans la défense des libertés individuelles en Tunisie, l’ATSM avait appelé en mai dernier le gouvernement Chahed à annuler l’application de la circulaire de 1981 relative à la fermeture des cafés et des restaurants pendant la journée durant le mois de ramadan, conformément à la nouvelle Constitution de 2014 censée garantir la liberté de conscience.

Lire aussi : Tunisie. Sit-in du collectif "#Fater" pour la liberté de non jeûner

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