Coup de cœur photographie. Sous les gravats, la mémoire

Façades éventrées, toits effondrés, maisons réduites en miettes, escaliers menant nulle part… Les photographies en noir et blanc de Randa Mirza montrent des villages du Sud-Liban figés dans un silence de mort. Ces lieux qui abritaient la vie il n’y a pas si longtemps ne sont plus que béton éclaté et amoncellements de gravats.
Réalisées à la chambre photographique entre août et décembre 2024, les images documentent les villages bombardés par l’armée israélienne. Intitulée Atlal (Ruines), cette série a valu à la photographe libanaise le Prix Camera Clara 2025.
« Le terme Atlal renvoie aux poèmes arabes préislamiques, où les vestiges constituent un motif fondateur : les ruines comme point de départ du récit », explique cette artiste née au Liban en 1978.
Plasticienne multiprimée, Randa Mirza explore depuis plusieurs années les séquelles de la guerre civile libanaise et les fractures contemporaines du Proche-Orient.
Son dernier projet est exposé à la Bibliothèque nationale de France (site François-Mitterrand) jusqu’au 29 mars 2026. Entrée libre.


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