Coup de cœur Cinéma. Derrière les Palmiers de Meryem Benm’Barek, de méprise en mépris, une chronique sociale à Tanger

Derrière les palmiers de Meryem Benm’Barek En salles depuis le 1er avril 2026
Entre amour et fracture sociale, Derrière les Palmiers, de Meryem Benm’Barek, explore les tensions invisibles qui traversent le Tanger contemporain.
Mehdi, architecte contraint de travailler sur les chantiers de la Kasbah de Tanger, aime Selma, vendeuse dans une pâtisserie. Mais tout vacille lorsqu’il rencontre Marie, une Française issue d’une famille aisée, dont il vient de restaurer la résidence secondaire tangéroise.
Évidemment, Meryem Benm’Barek ne se contente pas d’un banal triangle amoureux. Pour son deuxième long métrage, la réalisatrice poursuit dans la veine d’un cinéma intime et social qui caractérisait déjà Sofia, où elle abordait le tabou des grossesses hors mariage.
Dans Derrière les Palmiers, la romance bascule vers le tragique, révélant une mécanique implacable : celle des inégalités de classe, des rapports postcoloniaux et d’un racisme diffus qui assignent chacun à sa place.
Mehdi se retrouve pris entre désir, frustration sociale et vertige des possibles. Jusqu’où peut-il aller pour franchir ce « presque rien » qui le sépare de ses rêves ? C’est précisément là que le film déploie toute sa puissance.
Derrière les Palmiers, de Meryem Benm’Barek — en salles depuis le 1er avril.
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