Migration.L’Italie veut taxer les navires qui secourent les migrants en mer

Matteo Salvini, le ministre italien de l’Intérieur et chef du parti d’extrême droite La Ligue. Miguel MEDINA / AFP

5 500 euros par migrant secouru. C’est ce que risqueront désormais les bateaux italiens qui ramèneront des réfugiés à la dérive en mer Méditerranée.

S’il est une illustration du cynisme politique, c’est bien celle-ci. Matteo Salvini, le ministre italien de l’Intérieur, a l’intention de faire payer une amende aux bateaux qui n’auraient pas respecté la coordination internationale des secours des migrants. Montant de l’amende : de 3 500 à 5 500 euros, par personne secourue.

Politique punitive

Il s’agit d’un décret-loi que le ministre de l’Intérieur compte maintenant faire adopter en Conseil des ministres. Cette annonce s’inscrit dans sa continuité de la politique punitive menée à l’encontre des migrants.

L’an dernier, Matteo Salvini avait déjà interdit l’accès des navires humanitaires aux ports italiens. Le chef du parti d’extrême droite ne crée donc pas la surprise, à moins de deux semaines des prochaines élections européennes.

« Faire payer des ambulances »

Les ONG humanitaires ont évidemment aussitôt crié au scandale en s’appuyant sur le droit maritime international qui dispose que toute personne secourue en mer doit être déposée dans un port sûr.

Il est donc parfaitement illégal de débarquer des migrants en Libye, pays actuellement en guerre. « C’est absurde, c’est comme si on faisait payer les ambulances qui transportent des patients vers un hôpital », a argumenté Médecins sans frontières.

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