Retrait des Etats-Unis d’entités de l’ONU : l’organisation prend acte et prévient

 Retrait des Etats-Unis d’entités de l’ONU : l’organisation prend acte et prévient

Le président américain, Donald Trump, au Kennedy Center à Washington, le 6 janvier 2026. MANDEL NGAN/AFP

Après le retrait des Etats-Unis de dizaines d’organisations internationales, dont une trentaine de l’ONU, l’organisation prend acte et rappelle le gouvernement américain à ses obligations.

« Le Secrétaire général regrette l’annonce de la Maison-Blanche concernant la décision des États-Unis de se retirer de plusieurs entités des Nations Unies », déclarait hier (8 janvier), dans un communiqué, le porte-parole d’Antonio Guterres, secrétaire générale de l’ONU.

 

Mercredi (7 janvier), Donald Trump annonçait la signature d’un décret ordonnant le retrait des Etats-Unis de 66 conventions et organisations internationales, en indiquant que « l’administration Trump a jugé ces institutions redondantes, mal gérées, inutiles, coûteuses, inefficaces, instrumentalisées par des acteurs poursuivant des objectifs contraires aux nôtres, ou menaçant la souveraineté, les libertés et la prospérité générale de notre nation ». 

Contributions obligatoires

Parmi les agences et entités touchées figurent le Fonds des Nations unies pour la population (UNFPA), qui soutient notamment la lutte contre les violences sexuelles et fondées sur le genre, ou encore le Fonds des Nations unies pour la démocratie (UNDEF), qui finance et accompagne des projets de la société civile en faveur de la démocratie.

L’organisation a pris acte de la décision américaine mais a rappelé à Washington ses obligations financières : « les contributions obligatoires au budget ordinaire des Nations unies et au budget des opérations de maintien de la paix, telles qu’approuvées par l’Assemblée générale, constituent une obligation juridique en vertu de la Charte des Nations unies pour tous les États membres, y compris les États-Unis ». 

Recul sur le climat

Le retrait américain touche également des conventions et entités liées aux changements climatiques, dont la Convention-cadre des Nations unies sur les changements climatiques (UNFCCC), qui favorise la coopération mondiale face au dérèglement climatique, ou encore le comité d’experts scientifiques de l’ONU sur le climat (GIEC).

Simon Stiell, secrétaire exécutif de la Convention-cadre des Nations unies sur les changements climatiques, déplore un choix incompréhensible des Etats-Unis :

« Ce nouveau recul du leadership mondial, de la coopération climatique et de la science ne peut que nuire à l’économie américaine, à l’emploi et au niveau de vie, à mesure que les incendies de forêt, les inondations, les méga-tempêtes et les sécheresses s’aggravent rapidement ».

 

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