Société.Les « oubliés » du logement vont manifester aussi

Illustration - JULIEN MATTIA / NURPHOTO / AFP

Augmentation du nombre de sans-abris, des loyers, des expulsions locatives, la fédération Droit au logement (DAL) appelle à lutter contre le logement cher.

Abrogation de la loi ELAN

Le 5 novembre dernier, Marseille, deux immeubles insalubres s'écroulaient faisant huit morts. Cette tragédie a mis en lumière des taudis loués en toute légalité. Les « mal-logés » sont de plus en plus nombreux et, pour le DAL, la nouvelle loi ELAN (évolution du logement et aménagement numérique) promulguée le 23 novembre dernier ne risque pas d'améliorer les choses.

« Précariser les locataires privés et HLM, vendre massivement les HLM à des profiteurs/expulseurs, détricoter l’encadrement des loyers et la loi SRU, accélérer l’expulsion des locataires les plus pauvres (...) », voici comment le DAL décrivait en juillet dernier, ce qui n'était encore que le projet de loi ELAN. Ces derniers appellent à un rassemblement devant le Ministère du Logement, demain (5 décembre), contre la vie chère et le logement cher.

Relogement

Parmi les nombreuses revendications portées par le DAL : le relogement des personnes ayant fait une demande de logement social au titre du Droit au logement opposable (DALO). Début septembre dernier, un collectif de familles « mal logées, sans logis, ou menacées d’expulsion » s'étaient installées place Clemenceau en espérant remettre ce problème de logement dans le

débat public : « Nous avons décidé de nous installer près du palais de l’Élysée, pour rappeler au Président Macron ses promesses sur les sans abris et la situation des mal logés et des sans logis que nous sommes ».  A cette occasion, ils n'avaient pas été entendus...

Précarisation

Conjugué à ce projet de loi ELAN, la baisse des APL soulève beaucoup d’interrogations. Pour Frédérique Kaba, directrice des missions sociales de la Fondation Abbé Pierre, la préoccupation première est la répercussion qu’aurait la baisse des APL sur les ménages les plus pauvres :

« Quel va être l'impact de cette décision sur leur reste pour vivre, qui, parfois ne leur permet pas de payer à la fois le loyer, le chauffage et leur alimentation ? Nous sommes dans des choix de première nécessité » déclarait-elle déjà l'an dernier. Un an plus tard, les conditions de vie des ménages les plus pauvres n'ont pas évolué.

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