Isère: un ex-élu FN jugé pour des dégradations sur une mosquée

Le lieu de culte de l’Association cultuelle des musulmans de Fontaine (Isère), où des inscriptions « Islam dehors » et « Charlie Martel 732 » ont été découvertes sur les vitres le 19 septembre 2025.
Des os de côtes de porc et une tranche de saucisson ont également été retrouvés sur le pas de la porte. L’enquête a établi que l’ADN de l’ex-élu était présent sur l’un des os.
Un passé judiciaire marqué par des propos haineux
Franck Sinisi avait déjà été condamné en 2017, puis en 2019 en appel, à une peine d’emprisonnement avec sursis et à une peine d’inéligibilité.
Ces condamnations faisaient suite à des propos visant les personnes d’origine « rom » tenus lors d’un conseil municipal. La justice l’avait reconnu coupable de provocation publique à la discrimination en raison des origines.
Des recherches menées sur ses comptes sur les réseaux sociaux « mettent en évidence des messages haineux à l’encontre de la communauté musulmane en 2024 et 2025 », selon le procureur.
Vos questions sur l’affaire de la mosquée de Fontaine en Isère
Pourquoi Franck Sinisi sera-t-il jugé ?
L’ancien conseiller municipal Front national est poursuivi pour provocation publique à la haine ou à la violence en raison de la religion.
Que s’est-il passé devant la mosquée de Fontaine ?
Des inscriptions « Islam dehors » et « Charlie Martel 732 » ainsi que des restes de porc ont été retrouvés devant le lieu de culte en septembre 2025.
Franck Sinisi reconnaît-il les faits ?
Non. L’ancien élu nie son implication.
Quels éléments de l’enquête sont retenus contre lui ?
Les enquêteurs ont indiqué avoir retrouvé son ADN sur l’un des os de porc découverts devant la mosquée.
A-t-il déjà été condamné pour provocation à la discrimination ?
Oui. Franck Sinisi avait été condamné en 2017, puis en appel en 2019, pour provocation publique à la discrimination en raison des origines.

