Le maire d’Orange officiellement démis de ses fonctions

Le maire d’Orange, Yann Bompard, attend le début de son procès au tribunal de Marseille le 17 décembre 2025. Il est poursuivi pour détournement de fonds publics au détriment de l’Assemblée nationale, aux côtés de la députée du Rassemblement national (RN) Marie-France Lorho. (Photo de Thibaud MORITZ / AFP)
Yann Bompard n’est plus à la tête de la ville qu’il dirigeait depuis 2021. Il a été condamné à cinq années d’inéligibilité pour une affaire d’emploi fictif.
L’arrêté du préfet intervient en plein rebondissement sur la scène politique locale à Orange: le père de Yann Bompard, Jacques Bompard, lui-même maire pendant plus de 25 ans, auparavant condamné pour prise illégale d’intérêt, a vu son inéligibilité levée, l’autorisant à être candidat aux municipales du 15 et 22 mars.
Il y a deux jours, Yann Bompard a été condamné par le tribunal correctionnel de Marseille à cinq ans d’inéligibilité avec exécution provisoire et 18 mois de prison avec sursis pour avoir occupé un emploi fictif de collaborateur parlementaire.
Dynastie Bompard
L’arrêté préfectoral précise que l’élu est « provisoirement remplacé » par son premier adjoint, à qui il incombe « de convoquer le conseil municipal sous un délai de 15 jours suivant la démission d’office » pour élire un nouveau maire.
Dans cette ville de 30 000 habitants sous la coupe de la dynastie Bompard, Yann avait succédé en novembre 2021 à son père Jacques, contraint de démissionner après le rejet de son pourvoi en cassation contre une condamnation à cinq ans d’inéligibilité pour prise illégale d’intérêt.
Elu en 1995 sous l’étiquette Front national (FN), Jacques Bompard avait quitté dix ans plus tard le FN, devenu depuis RN, avant de fonder en 2010 la Ligue du Sud qu’il préside depuis.
