Iran : échec des pourparlers, Ormuz fermé et conséquences humanitaires

Un bateau des Gardiens de la Révolution iranienne (IRGC) participe à une opération visant des navires tentant de traverser le détroit d’Ormuz, le 21 avril 2026. © Meysam MIRZADEH / TASNIM NEWS / AFP
Les discussions entre l’Iran et les États-Unis sont désormais au point mort. Face à la flambée des prix de l’énergie et à la crise en cours, l’ONU exhorte les belligérants à rouvrir le détroit d’Ormuz.
« J’ai dit que nous n’allions plus faire de négociations directes avec l’Iran. S’ils veulent parler, ils peuvent venir vers nous ou nous appeler », déclarait Donald Trump dimanche 26 avril. La veille, le président des États-Unis avait annulé le déplacement au Pakistan de son envoyé spécial Steve Witkoff et de Jared Kushner.
Le 27 avril, le ministre iranien des Affaires étrangères a rejeté l’entière responsabilité de l’échec des pourparlers de paix, qui devaient se tenir au Pakistan, sur les États-Unis, dénonçant des « exigences excessives ». Selon le média américain Axios, une nouvelle proposition visant à rouvrir le détroit d’Ormuz et à mettre fin à la guerre a été transmise par l’Iran à Washington.
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Situation critique
« La situation est particulièrement critique dans le détroit d’Ormuz », s’inquiétait le secrétaire général de l’ONU, António Guterres. Lors d’un débat au Conseil de sécurité sur la sécurité maritime, il a souligné les conséquences du conflit sur l’économie mondiale : flambée des prix de l’énergie, hausse des coûts de transport et perturbations majeures des chaînes d’approvisionnement.
Ces tensions ont déjà des répercussions humanitaires. « Retards et surcoûts entravent l’acheminement de l’aide vitale (…) Le risque d’une crise alimentaire mondiale s’intensifie, notamment en Afrique et en Asie du Sud », a-t-il averti.
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Appel au droit international
« Ouvrez le détroit. Laissez passer les navires, sans péages, sans discrimination. Laissez reprendre le commerce. Laissez respirer l’économie mondiale », a plaidé António Guterres.
Le chef de l’ONU a exhorté les parties à garantir la liberté de navigation et à respecter le droit international. Plus de 2 000 navires commerciaux seraient actuellement bloqués en mer, alimentant les craintes d’une paralysie de l’économie mondiale. Il appelle à une reprise du dialogue et à des solutions pacifiques, rappelant que « l’océan doit rester un espace de paix et de coopération ».
