Algérie.La solidarité avec le peuple s'organise

Plusieurs milliers de manifestants sont descendus dans les rues d'Alger pour exiger un "changement de régime", pour le 48ème vendredi consécutif. RYAD KRAMDI / AFP

Voici presque un an qu'un mouvement de contestation sans précédent agite l'Algérie. Des ONG affichent clairement leur soutien aux contestataires. 

Répression

Depuis le 22 février 2019, c'est une grande partie du peuple algérien qui va crier sa colère dans la rue tous les vendredis pour exiger un changement radical du système politique. L'ancien système résiste et ses pratiques également. C'est pourquoi plusieurs organisations dont le Collectif pour les familles de disparus en Algérie (CFDA), la Ligue algérienne de défense des droits de l’Homme (LADDH) ou encore la Ligue des droits de l’Homme (LDH), dénoncent la répression qui touche les manifestants : « Ce sont plusieurs centaines d’hommes et de femmes, dont de nombreux défenseurs des droits humains et syndicalistes autonomes, qui sont poursuivis, condamnés et emprisonnés. Ces femmes et ces hommes n’ont commis aucun crime, aucun délit, ils ont simplement exprimé leur refus d’un système qui les piétine et détruit leur pays ». 

Libérations

« Nul ne peut et ne doit rester indifférent ou silencieux lorsqu’un peuple se bat pour sa liberté et sa dignité » indiquent les différentes organisations de défense des droits de l'Homme. Ces voix qui commencent à s'élever pour dénoncer les répressions favorisent peut-être les libérations de certains militants. Malgré tout, trop de contestataires restent condamnés injustement selon les organisations : « Nous prenons acte des récentes remises en liberté mais nous restons mobilisés pour obtenir la libération de toutes les personnes condamnées pour des motifs politiques et pour avoir exprimé leurs opinions ».

 Election

En décembre dernier avait lieu une élection présidentielle, là encore très contestée. A l'approche de cette élection la répression s'intensifiait avec des arrestations et des condamnations à des peines de prison en cascade. C'est aussi pourquoi, Farid Yaker, président du Forum France-Algérie, expliquait juste avant l'élection que le président qui sera élu sera « au mieux un président de la transition », avec deux scénarios possibles pour la suite : « Soit il va être l'homme qui va gérer la transition pour le système et amorcer le dialogue vers une sortie de crise. Soit on rentre dans un « tout répressif ». Ce qui est certain c'est que le peuple ne fera plus jamais marche arrière ». A ce jour, le mouvement continue et pourrait bien fêter son anniversaire dans un mois.

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