Culture. L’IMA met les photographes libanais à l’honneur

C’est aujourd’hui (11 septembre) que débute la troisième édition de la Biennale des photographes du monde arabe, avec, cette année, un focus sur le Liban.

Découvertes

Pour la troisième fois, après 2015 et 2017, l’Institut du monde arabe (IMA) et la Maison européenne de la photographie (MEP) organisent la Biennale des photographes du monde arabe contemporain. Cet événement s’annonce riche en découvertes puisque ce ne sont pas moins de 47 artistes contemporains de toutes origines que les visiteurs pourront apprécier dans neuf lieux d’expositions. Outre les lieux organisateurs, cette biennale conduira les amateurs d’art photographique à la Cité internationale des Arts, la Mairie du 4e arrondissement et diverses galeries, dont la Galerie XII, ou encore la galerie Basia Embiricos.

Liban : du passé au présent

L’exposition de l’IMA met à l’honneur le Liban à travers 18 artistes qui ne sont pas forcément encore connus dans l’Hexagone, mais avec de vraies aspirations comme l’indique Gabriel Bauret, commissaire général de la Biennale : « L’envie qu’éprouvent de jeunes artistes de témoigner des irréparables conséquences sur le plan humain des conflits que le Liban a connus dans le passé est toujours là ». Qu’ils soient Libanais, « étrangers » de passage au Liban ou ayant décider de s’installer au Liban, les photographes perçoivent chacun une certaine réalité de ce pays pluriel. Le thème de l’exil est présent avec Omar Imam et son travail sur les réfugiés syriens, ou encore Gilbert Hage qui amène un certain regard sur la communauté arménienne.

Evasion

Le passé a laissé des traces encore bien visibles sur les murs du Liban. Des traces sublimées par l’œil des artistes, et notamment de Vicky Mokbel, qui habite et travail à Beyrouth. Mêlant photographie et architecture dans son travail, cette dernière a mis en avant l’immeuble de l’Électricité du Liban à Beyrouth « comme symbole de l’état déplorable dans lequel se trouve aujourd’hui le pays ». Des murs, des êtres humains et surtout la jeunesse. C’est le désir d’évasion, loin de ce quotidien, de cette jeunesse libanaise que Myriam Boulos a décidé de mettre en sublimant l’ambiance des nuits de ce pays qui a tant souffert.

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