Lustres : Le Louvre confirme la « fake news »

 Lustres : Le Louvre confirme la « fake news »

crédit photo : Louvre.fr


Beaucoup de précipitation et un manque de rigueur dans le travail journalistique ont failli causer un drame national et une suspicion vis-à-vis de la France. Alors que certains accusaient à demi-mot le Louvre ne pas avoir rendu les lustres, nous avons eu la confirmation par la commissaire de l'exposition que cette affaire de disparition est une "fake news".


« Calomniez ! calomniez ! Il en restera toujours quelque chose », disait le philosophe Francis Bacon. Dès le 16ème siècle, il avait saisi les ravages et les effets néfastes d’une rumeur. Ainsi en va-t'il de celle concernant les grands lustres de la mosquée Al Quaraouiyine de Fès.


 


En effet, si le fait réel (l’absence prolongée des objets dans la mosquée) a pu justifier, à juste titre, une inquiétude légitime, certains journaux électroniques n’ont visiblement pas fat le « job ». Avec quelques coups de téléphone et mails, ils auraient pu tuer dans l’œuf une information erronée avec ses conséquences et ses suppositions (La France, à travers son musée Le Louvre, cachant une pièce historique marocaine, les responsables marocains forcément voués à la magouille, etc..)


 


Outre le démenti formel apporté hier par le président de la Fondation Nationale des Musées, Mehdi El Qotbi, nous avons pris attache avec le musée prestigieux parisien. La commissaire de l’exposition « Le Maroc Médieval, un empire de l’Afirque à l’Espagne » et directrice du département de l’Islam au Musée du Louvre, Yannick Lintz nous a confirmé qu’il s’agissait d’une « fake news ». Elle ajoute que "les documents administratifs d'exportation des œuvres et de transport attestent du retour" dans le Royaume. De plus, elle souligne que "l'exposition était présentée au Musée Mohammed VI après le Louvre et le lustre était présent dans le hall du musée".


 


Avec ce démenti, nous fondons l’espoir qu’il n’en restera « rien » !

Yassir Guelzim

Yassir GUELZIM

Journaliste, auteur et réalisateur, Yassir Guelzim évolue depuis plus de vingt-cinq ans entre presse écrite, radio, télévision et documentaire. La constante de son parcours : décrypter les dynamiques politiques, les sociétés en mouvement et les fractures du monde contemporain.Collaborateur du courrier de l'atlas depuis 2017, il a également travaillé en tant que journaliste à LCI pendant près de quinze ans mais aussi France 3, RMC Moyen-Orient–RFI, France Inter et France Culture, couvrant notamment les élections marocaines de 2002 et de nombreux enjeux liés au monde arabe et à l’espace méditerranéen.Son travail s’est progressivement étendu à l’écriture et à la réalisation documentaire. Co-auteur et co-réalisateur de L’Archipel des Français Libres (France 5, 2021), il explore les mémoires maritimes et les trajectoires méconnues de l’histoire française. L’ouvrage tiré du film reçoit une mention du jury du Prix Étienne Taillemite en 2023. En 2024, il signe également La Prohibition Américaine, une aubaine française, diffusé sur France 5 dont un ouvrage aux éditions Mon Autre France sortira en octobre 2026.Fondateur de la société Mediterranean Press TV News Production, qu’il dirige pendant dix ans, il produit des reportages et documentaires diffusés sur Arte, France 24, Al Jazeera ou Sky News Arabic.Diplômé du département de Sciences Politiques de Paris La Sorbonne et de l'Université de sciences économiques de Montpellier I, Yassir Guelzim conjugue regard analytique, rapport économique et exigence narrative. Spécialisé sur l'économie, il peut aussi traiter de questions politiques, géopolitiques ou sociétales. Ses articles et interviews interrogent les rapports de pouvoir, les identités politiques et les mutations géopolitiques, avec une attention particulière portée sur le Maroc, l'Afrique, le Proche-Orient et les sociétés méditerranéennes.