Entrepreneuse des deux rives.Kenza Hachimi, voyage au bout de l'assiette

“Nous envoyons entre 5 000 et 10 000 kits par mois dans toute la France, mais aussi en Suisse, en Belgique et au Luxembourg” (crédit photo : Kitchen Trotter

Cofondatrice de Kitchen Trotter, l’entrepreneuse franco-marocaine révèle les ingrédients de son entreprise de repas en kits par abonnement. Un concept qui s’apprête à conquérir l’Europe. 

Esthétique soignée, ton convivial et vidéos alléchantes… chez Kitchen Trotter, site de vente en ligne de repas exotiques en kit, le dépaysement commence dès la page d’accueil. “Nous avons choisi de créer une ­expérience autour de la cuisine et du voyage”, explique avec gourmandise Kenza Hachimi, 33 ans. Faire “un tour du monde culinaire”, un pays à la fois. Ludique, le concept a tout pour séduire une génération hédoniste, résolue à grignoter la vie jusqu’au trognon. “Chaque mois, nos abonnés reçoivent une boîte à cuisiner pour quatre ou six personnes, contenant les recettes et ingrédients typiques d’un pays surprise”, poursuit l’entrepreneuse.

2,3 millions d’euros de chiffre d’affaires en 2016

Née en 2012, la start-up pousse dans le sillage des “box beauté”, un marché en pleine effervescence après le succès de la BirchBox américaine. “Avec mes associés, ­Aïcha Mansouri et Pierre-François Lotiron, nous avons aimé le côté ‘cadeau de Noël’ tous les mois de ces box de cosmétiques. Nous avons donc décidé d’adapter l’idée à la gastronomie. Mais nous étions loin d’être les seuls sur le coup.” QuiToque, Illico Fresco, Cookrs… La concurrence est féroce. Pour se démarquer, Kitchen Trotter peaufine son identité exotique, soigne ses menus, élaborés par un chef originaire du pays choisi. “Nous glissons aussi quelques goodies dans nos boîtes : une playlist pour accompagner le repas, un petit souvenir rigolo du pays.”

Et la jeune entrepreneuse n’est pas peu fière du succès de la box culinaire marocaine, confectionnée avec des ingrédients issus de fournisseurs locaux. “Nous avons quatre produits phares, très appréciés par nos clients : le ras el-hanout, le citron confit, la menthe séchée et de délicieux petits sablés”, énumère Kenza avec délectation.

Issue d’une famille casablancaise, où tout le monde a suivi un “cursus de salarié classique”, la jeune femme étudie à l’université Al Akhawayn, à Ifrane, et se destine à une carrière confortable dans le marketing. Plus tard, à l’Essec, où elle effectue un MBA, des cours d’entrepreneuriat lui donnent l’eau à la bouche. “Avec Aïcha, qui était alors ma camarade de promo, et notre ami Pierre-François, nous avons décidé de sauter le pas.”

Un choix que les trois associés ne regrettent pas. En 2016, Kitchen Trotter affiche un chiffre d’affaires de 2,3 millions d’euros et aiguise toujours la curiosité d’une clientèle majoritairement urbaine et féminine. “Selon les périodes de l’année, nous envoyons entre 5 000 et 10 000 kits par mois dans toute la France, mais aussi en Suisse, en Belgique et au Luxembourg. Nous ­observons un pic de notre activité à Noël.”

Un partenariat avec “Elle à table”

La start-up est régulièrement contactée par des entreprises et des institutions (comités d’entreprise, agences de voyages ou de communication, offices de tourisme…), séduites par le concept et ­désireuses d’acquérir des coffrets-cadeaux “comestibles”. Kitchen Trotter a également signé un partenariat avec le magazine Elle à table. “Face à cet afflux de commandes, nous avons recruté une personne pour faire de la prospection et ­développer notre activité de vente au détail.” La jeune pousse entend aussi lever des fonds pour conquérir l’Europe. “Nous espérons proposer nos services au Royaume-Uni en 2018”, lance Kenza Hachimi. 

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