Maroc.Un Hispano-suisse auditionné par un juge antiterroriste

KEVIN Z. / FACEBOOK

Un Hispano-suisse arrêté au Maroc pour ses liens avec les auteurs présumés du meurtre de deux touristes scandinaves, a été présenté lundi 4 février, au juge d'instruction antiterroriste dans le cadre de la procédure de l’interrogatoire détaillé, alors que l’audition des autres prévenus dans cette affaire a été reportée.

Le parquet général  avait déféré devant le juge d’instruction 22 suspects, dont le ressortissant suisse de nationalité espagnole, dans le cadre de la poursuite de l'enquête dans cette affaire, conformément à une requête visant à les interroger au sujet d'actes terroristes.

Selon l'enquête, le mis en cause, imprégné de l’idéologie extrémiste et violente, est soupçonné d’initier certains accusés dans cette affaire aux outils de communication via les nouvelles applications et de les entrainer au tir, a précisé le BCIJ dans un communiqué, ajoutant que l'enquête révèle également son implication dans des opérations de recrutement et d’embrigadement de citoyens marocains et subsahariens pour exécuter des plans terroristes au Maroc, prenant pour cible les intérêts étrangers et les éléments des forces de sécurité, en vue de s’emparer de leurs armes de service.

Kevin Z, l'Hispano-Suisse aurait été arrêté plusieurs fois entre 2007 et 2013 pour “infraction à la loi sur les stupéfiants, vol, cambriolage, dommages à la propriété, agression et violence conjugale”. Il aurait quitté la Suisse en 2015 pour le Maroc, après s’être radicalisé, affirme la porte-parole de FedPol (Office fédéral de la police) à l’agence de presse helvétique.

Louisa Vesterager Jespersen, une étudiante danoise de 24 ans, et son amie Maren Ueland, une Norvégienne de 28 ans, ont été tuées dans la nuit du 16 au 17 décembre dans le sud du Maroc, où elles passaient des vacances. Leurs corps ont été découverts sur un site isolé du Haut Atlas.

Les autorités marocaines ont interpellé 22 personnes pour leurs liens présumés avec le double homicide. Les quatre principaux suspects appartenaient, eux, à une cellule inspirée par l'idéologie du groupe Etat islamique (EI) mais "sans contact" avec ses cadres en Syrie ou en Irak.

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