Militants de SOS Racisme agressés : prison ferme confirmée en appel

Marc de Cacqueray-Valmenier, ancien leader du groupe d’extrême droite dissous « Zouaves Paris », arrive au tribunal de Bobigny, où il était jugé pour l’agression de militants de SOS Racisme lors d’un meeting du parti d’extrême droite Reconquête !, à Bobigny, le 6 décembre 2024. (Photo Alain JOCARD / AFP)
Marc de Cacqueray-Valmenier a été condamné en appel à un an de prison, dont six mois ferme, pour des violences lors d’un meeting d’Éric Zemmour en 2021.
L’ex-dirigeant du groupuscule d’ultradroite dissous les « Zouaves Paris » avait été condamné à plusieurs reprises pour violences.
Dans cette affaire, en première instance, en décembre 2024, le tribunal correctionnel de Bobigny l’a condamné à 18 mois d’emprisonnement, dont neuf ferme : la justice a considéré que les Zouaves Paris ont agi comme « un service d’ordre officieux » de la réunion publique de promotion du président du parti Reconquête, alors candidat d’extrême droite à la présidentielle de 2022.
Soutiens d’Éric Zemmour
Le 5 décembre 2021, lors du premier meeting de campagne d’Éric Zemmour, douze militants de SOS Racisme sont montés sur des chaises pour exhiber sur leurs tee-shirts chacun une lettre de la phrase « Non au racisme ». Ils ont alors été agressés à coups de poing, de pied ou de mobilier jeté sur eux par des soutiens du président du parti Reconquête.
L’exploitation des nombreuses images vidéo et le travail des services d’enquête ont permis d’identifier certains des auteurs présumés. Plusieurs médias disent avoir reconnu Marc de Cacqueray-Valmenier comme l’un des agresseurs, au visage dissimulé par un cache-cou remonté jusqu’aux oreilles.
Condamné en 2022
Dans la foulée, le gouvernement avait annoncé, en janvier 2022, la dissolution des « Zouaves Paris », groupe informel apparu en 2017, accusé d’être à l’origine de nombreux « agissements violents », de « propager un discours ouvertement raciste » et de diffuser « régulièrement des images reprenant les symboles de l’idéologie nazie ».
Marc de Cacqueray-Valmenier a par ailleurs été condamné, en janvier 2022 à Paris, à un an de prison ferme aménagée en détention à domicile sous bracelet électronique, pour violences en réunion sans incapacité, lors d’une expédition dans un bar de la mouvance antifasciste à Paris, menée à coups de batte de baseball et de gaz lacrymogène.
L’année dernière, il a été interpellé à Paris pour participation à un groupement en vue de commettre des dégradations. Il avait été placé en garde à vue alors qu’il était venu, au cimetière de Charonne à Paris, rendre hommage à l’écrivain d’extrême droite Robert Brasillach, fusillé à la Libération pour collaboration.
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