Mort d’Hichem Miraoui dans le Var : le message raciste du suspect versé au dossier

 Mort d’Hichem Miraoui dans le Var : le message raciste du suspect versé au dossier

Hichem Miraoui, Tunisien tué dans le Var le 31 mai 2025. En arrière-plan, une marche blanche organisée le 8 juin 2025 à Puget-sur-Argens en son hommage. (Photo de Miguel MEDINA / AFP)

Hichem Miraoui, Tunisien de 46 ans abattu dans le Var le 31 mai 2025, est au cœur d’une enquête judiciaire après la découverte d’un message raciste laissé par le suspect sur un répondeur et versé au dossier. L’homme, un Français de 54 ans, est poursuivi pour assassinat et tentatives d’assassinat à caractère raciste.

 

Un message raciste laissé sur un répondeur

« J’viens de niquer du bicot », c’est le message laissé sur le répondeur du neveu de celui qui est poursuivi pour l’assassinat d’Hichem Miraoui, un Tunisien de 46 ans abattu dans le Var en mai 2025.

« J’veux qu’la France se réveille », ajoute Christophe B., un Français de 54 ans, actuellement en détention provisoire. Il a été mis en examen en juin 2025 pour assassinat et cinq tentatives d’assassinat en raison de l’« appartenance à une prétendue race ou religion déterminée ».

Parmi les autres personnes visées lors des faits du 31 mai 2025 figurent Akif B., blessé à la main, et Halil Ibrahim T., tous deux kurdes. Trois membres d’une même famille, Brahima S., Adjara Béthy K. et Mohamed S., originaires de Côte d’Ivoire, ont également été ciblés.

Des vidéos racistes avant le passage à l’acte

Le message laissé à son neveu s’ajoute aux vidéos publiées par le suspect sur ses réseaux sociaux peu avant les faits.

Dans ces enregistrements, Christophe B. affirme notamment : « ce soir on dit stop aux islamiques de mes deux » ou encore « je vais faire un petit carton ». Dans une autre séquence, il déclare : « mon âme vaut plus que ces putains de bicots ».

Ces propos ont conduit le Parquet national antiterroriste à se saisir du dossier.

Le suspect évoque l’alcool et des tensions de voisinage

Lors d’un interrogatoire récent, le quinquagénaire a assuré regretter ses actes.

« On ne peut plus rien dire sans être traité de raciste », s’est-il défendu, évoquant également des « incivilités » dans son quartier et son état d’alcoolémie le soir des faits. Il affirme ne plus se souvenir de l’ensemble des événements.

 

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