Mosquée Chalon-sur-Saône : le maire envisage un déménagement après un débordement

 Mosquée Chalon-sur-Saône : le maire envisage un déménagement après un débordement

Gilles Platret, maire de Chalon-sur-Saône © ARNAUD FINISTRE / AFP

À Chalon-sur-Saône, la mosquée pourrait être déménagée après un « débordement » lors de la prière de l’Aïd-el-Fitr, qui a bloqué une partie de la voie publique, selon le maire Gilles Platret.

 

Le 25 mars sur X, Gilles Platret, maire de chalon-sur-Saône (ex-LR), revenait sur l’incident créé par la forte affluence à la mosquée de la rue de Bourgogne, à l’occasion de l’Aïd-el-fitr, vendredi 20 mars.

Une partie des fidèles ont dû prier sur la chaussée. Inconcevable selon l’édile : « Il est en effet totalement anormal que des prières se développent dans la rue, évidemment sans aucune demande d’autorisation (qui n’aurait pas été accordée) ».

Interrogé sur l’incident par le Journal de Saône-et-Loire, l’imam de cette mosquée, Chbani el Haimer, avait alors déclaré que rien n’avait été bloqué.

Tweet de Gilles Platret sur le débordement à la mosquée de Chalon-sur-Saône lors de l’Aïd-el-Fitr.

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Preuves ?

Dans son message du 25 mars sur le réseau social X, Gilles Platret joignait quatre photos, non datées, montrant des fidèles priant dans la rue et une certaine perturbation de la circulation. Selon le maire, ces documents lui ont été adressés par les riverains et les photos auraient été prises le vendredi 20 mars « vers 8h30 ».

Pour l’édile de Chalon-sur-Saône, ces photos « montrent non seulement le blocage total de la rue et sa transformation en espace de prières, mais surtout l’organisation de ce blocage puisqu’on voit très clairement sur l’une des images un homme en chasuble chargé de créer une déviation pour les voitures. Rien n’était donc improvisé ».

 

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Le maire propose un déménagement

Gilles Platret profitait donc de cet incident pour remettre en cause l’emplacement de la mosquée « au cœur de ce quartier urbanisé ». Le maire évoquait « un problème évident » en expliquant recevoir des plaintes depuis plusieurs années.

Pour ce dernier, la solution est toute trouvée : « il faut donc qu’à terme la mosquée déménage », sans donner plus de détails.

Il semblerait que l’édile de Chalon-sur-Saône ait été grisé par la décision du tribunal administratif de Dijon, le 18 mars dernier, de valider son arrêté interdisant les « signes religieux ostensibles » en conseil municipal. Un arrêté qui, dans les faits, empêche notamment une député LFI à siéger en étant voilée.