« Pas plus cons que des Maghrébins » : B. Casoni condamné en appel pour injure raciste

 « Pas plus cons que des Maghrébins » : B. Casoni condamné en appel pour injure raciste

Bernard Casoni ex-entraîneur de l’US Orléans, ex-défenseur de l’OM, pose ici, avant un match de football des légendes organisé pour célébrer le 125e anniversaire de l’Olympique de Marseille, au Stade Vélodrome à Marseille, le 2 mai 2025. (Photo par MIGUEL MEDINA / AFP)

L’ex-entraîneur de l’US Orléans a vu sa condamnation pour insulte à caractère raciste confirmée en appel. Ce dernier continue de plaider la maladresse.

Peine confirmée en appel pour Bernard Casoni. Le 9 janvier 2025, l’ex-entraîneur de l’US Orléans avait été condamné en première instance à 25 000 euros d’amende, dont 15 000 avec sursis, pour insulte à caractère raciste par le tribunal judiciaire d’Orléans. Lundi dernier (26 janvier), la cour d’appel d’Orléans a maintenu cette peine.

Pour rappel, en septembre 2023, lors d’une conférence de presse d’avant-match, évoquant ses propres joueurs, Bernard Casoni avait déclaré : « Ils ne sont pas plus cons que des Maghrébins, hein… ».

Pour ces propos, l’ex-international français devra également verser 1 000 euros aux associations qui s’étaient portées parties civiles, dont SOS Racisme et la Licra.

Maladresse ?

À la suite de la condamnation en première instance, Bernard Casoni avait reconnu avoir tenu des propos pouvant être blessants, mais plaidait la maladresse plutôt que le racisme : « Bien sûr que j’ai été maladroit (…). Mais je ne suis pas du tout raciste. De la façon dont c’est interprété, ça peut prêter à confusion. »

Une ligne de défense qu’il avait maintenue au micro de France Bleu Orléans, où il en avait profité pour présenter ses excuses : « Je suis tout sauf raciste. J’ai pu tenir des propos déplacés. Bien sûr que cela choque, je le comprends (…) Je m’excuse d’avoir pu blesser des gens, ce n’est pas dans ma nature. »

Récurrent

La défense de l’ex-entraîneur de l’US Orléans n’a donc pas convaincu la justice. Il faut dire que, selon ses propres joueurs, Bernard Casoni était coutumier de ce type de propos.

« Cette phrase sur les Maghrébins, on l’entend toutes les deux semaines à l’entraînement », avait confié un joueur orléanais.

Par ailleurs, ce dernier avait également relaté une anecdote faisant état de propos problématiques lors d’un match d’entraînement : « Mon équipe était composée uniquement de joueurs de couleur. Là, le coach dit : “Pas besoin de chasubles pour eux, ils sont déjà noirs”, soi-disant sur le ton de l’humour. »

Des témoignages qui ne plaident pas en faveur de la simple maladresse. Reste à Bernard Casoni la possibilité de se pourvoir en cassation.