Politique.Sélection à l'entrée des universités : la mobilisation continue

Manifestation d'étudiants à Paris contre les réformes Blanquer et le projet visant l'augmentation des frais d’inscription des étudiants étrangers hors Union européenne. AFP

Après les lycéens mardi (8 janvier), ce sont les étudiants qui ont appelé au rassemblement (11 janvier) notamment contre les « réformes Blanquer ». 

Stop à l’arrêté

Fin 2018, les étudiants battaient le pavé contre le projet visant l’augmentation des droits d’inscription des étudiants étrangers hors Union européenne (2.770 euros en licence et 3.770 euros en master et doctorat au lieu de 170 euros en licence, 243 euros en master et 380 euros en doctorat).

Début 2019, rien n'a changé. Pour les étudiants, cette augmentation pourrait en appeler d'autres : « Si cet arrêté s’applique d’abord aux étudiants étrangers, il porte en lui une hausse des frais d’inscription généralisée à toutes ». Si ces craintes se confirmaient, ce serait un nouveau pas vers une sélection à l'entrée des universités. Menace pour laquelle lycéens et étudiants sont mobilisés depuis la mise en place de Parcoursup' avant l'été dernier.

Le problème Parcoursup

Celui-ci devait résorber le nombre d'étudiants sans affectation à la rentrée mais n'a pas prouvé de manière incontestable son efficacité. Au-delà de la bataille de chiffre concernant le nombre exact de « sans facs » à la rentrée 2018, la CGT Educ'action pointait, en novembre dernier, un système de sélection :

« À la lecture des attendus nationaux, les bacheliers technologiques sont quasiment écartés de la licence, les Bacs pro le sont totalement (…) le lycée ne doit pas mettre en place le tri social pour accéder au supérieur. L'obtention du baccalauréat, 1er grade universitaire, doit permettre à chaque élève d'accéder à la poursuite d'études souhaitée ».

Les enseignants aussi ?

Si les lycéens et étudiants se sont beaucoup mobilisés tout au long de 2018, les premiers à avoir tiré la sonnette d'alarme étaient les enseignants.

Dès janvier dernier, des enseignants du supérieur s'inquiétaient de la mise en place précipitée de certaines réformes et de la sélection à l'entrée des universités qu'elles entraînaient :

« Chaque université met en place sa propre usine à gaz pour faire sa sélection. Donc, selon des critères qui ne sont pas nationaux, ce qui conduit à une rupture complète d'égalité de traitement des candidats », déclarait à l'époque Matthieu Hély, président de l'ASES (Association des sociologues enseignants du supérieur).

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