Séville célèbre l’Iftar sous le signe de la coexistence et du dialogue

 Séville célèbre l’Iftar sous le signe de la coexistence et du dialogue

André Azoulay : « Cette rencontre n’est pas seulement un moment de prière et de spiritualité, elle est aussi un message d’espoir dans un monde souvent marqué par la division et l’exclusion »

Un dîner qui transcende les religions et les cultures dans la chaleur conviviale du pavillon Hassan II à Séville.

Le vendredi 13 mars, s’est tenu un Iftar pas comme les autres. Plus qu’un simple repas de rupture du jeûne, cette rencontre a incarné la richesse du modèle marocain de coexistence religieuse et le rôle de l’artisanat dans le dialogue entre les cultures.

Politiciens, représentants institutionnels, acteurs associatifs et figures culturelles se sont retrouvés autour d’une même table, partageant non seulement des plats, mais aussi des valeurs universelles profondément ancrées dans la civilisation marocaine.

Un message d’espoir et de fraternité

S’exprimant lors de cette soirée, le Conseiller de Sa Majesté le Roi et coprésident de la Fondation Trois Cultures de la Méditerranée, André Azoulay, a insisté sur le caractère symbolique de l’événement. « Cette rencontre n’est pas seulement un moment de prière et de spiritualité », a-t-il rappelé, « elle est aussi un message d’espoir dans un monde souvent marqué par la division et l’exclusion ». Pour lui, les traditions religieuses, qu’elles s’expriment différemment selon les croyances, portent un message universel de respect et de fraternité. Il a salué le leadership du Roi Mohammed VI dans la préservation de ces valeurs et a présenté le modèle marocain de coexistence religieuse comme un rempart contre les discours de haine et d’extrémisme.

L’artisanat, vecteur de mémoire et de dialogue

Le secrétaire d’État chargé de l’Artisanat et de l’Économie sociale et solidaire, Lahcen Saadi, a souligné, pour sa part, que l’artisanat marocain dépasse la simple production d’objets : « Chaque pièce raconte l’histoire d’un peuple et reflète la profondeur de sa civilisation ». Selon lui, ces initiatives culturelles permettent non seulement de préserver ce patrimoine, mais aussi de renforcer les ponts entre le Maroc et l’Espagne, en valorisant l’artisanat marocain sur la scène méditerranéenne et internationale.

Pour Patricia del Pozo Fernández, conseillère à la Culture et au Sport du gouvernement régional d’Andalousie, l’Iftar n’est pas seulement un repas partagé. « Il réunit les différentes composantes de la société sévillane pour célébrer les valeurs universelles qui nous unissent », a-t-elle expliqué. Communion, coexistence et vivre-ensemble étaient au cœur de cette rencontre, illustrant la force du dialogue interculturel dans la vie quotidienne.

Une soirée musicale et spirituelle

La directrice de la Fondation Trois Cultures de la Méditerranée, Mar Ahumada Sánchez, a rappelé que le Ramadan invite à renforcer les liens communautaires et à célébrer l’unité et la solidarité. La soirée s’est conclue sur des notes de malhoun et de chants spirituels, créant une atmosphère chaleureuse et empreinte de spiritualité, où la fraternité humaine s’est exprimée dans chaque sourire et chaque échange.

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