Société.A Nanterre, les « sans-facs » se mobilisent

A l'université de Nanterre, les militants de l'UNEF mène une camagne contre la sélection. Ils prennent des dossiers des étudiants refusés. Hermann Click / Hans Lucas / AFP

A quelques semaines de la rentrée universitaire, des étudiants restent sans affectation. A Nanterre, les syndicats étudiants montent le ton.

La fac pour tous

« Inscrivons tous les sans-facs ! », c'est le cri de ralliement des organisations et syndicats étudiants de Nanterre qui organisent un rassemblement au sein de leur université (à 12h30 dans le bâtiment B) : Paris X. Comme l'an passé à la même époque, les étudiants pointent du doigt Parcoursup' et la sélection à l'entrée des universités que ce système entraînerait. Comme l'an passé, de nombreux étudiants se retrouvent sans affectation.

Plus de places

En septembre 2018, ce ne sont pas moins de 530 dossiers d'étudiants sans affectation qui avaient été recensés par le collectif des sans-facs. Ce dernier avait effectué un travail conséquent pour compléter et déposer presque la moitié des dossiers à l'administration.

Au mois d'octobre, donc à quelques jours de la rentrée, à peine une centaine de ces dossiers avaient été traités.

Cette année, à Nanterre, « l'UNEF [Union nationale des étudiants de France, ndlr] a recensé plus de 300 dossiers d'étudiants sans-facs ». Même si le nombre de dossiers à traiter est moins élevé, le syndicat étudiant est d'ores et déjà mobilisé pour demander au président et au vice-président de l'université d'ouvrir des places pour les étudiants sans affectation.

Tri social ?

« En 2018, 180 000 candidats ont quitté la plate-forme Parcoursup en cours de route et 45 000 ont été classés comme inactifs. Sur les 811 000 inscrits, c'est un candidat sur quatre qui se retrouve sans affectation. Faisant ainsi de Parcoursup une véritable machine de tri social » selon les organisateurs du rassemblement.

Pour ces derniers, Parcoursup' et la réforme du Bac sont au désavantage des catégories les plus pauvres : « Le Bac ne garantit plus l'accès aux études supérieures. Les premier.e.s touché.e.s par ce tri social sont les candidat.e.s issu.e.s des classes populaires ainsi que des lycées et quartiers les plus défavorisés ».

En trame de fond de ce rassemblement, la lutte pour une université pour tous, sans sélection autre que l'obtention du baccalauréat.

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