Société.Des organisations interpellent E. Macron sur l'urgence sociale

Rassemblement et manifestation contre la précarité à Lyon, en France, le 12 novembre 2019, après la tentative de suicide d'un étudiant de 22 ans, qui s'est immolé le 8 novembre 2019 devant les locaux du CROUS. NICOLAS LIPONNE / NURPHOTO / AFP

Gilets jaunes, étudiants, les Français semblent de plus en plus nombreux à crier leur mal-être. Le collectif Alerte interpelle le président de la République.

Dégradation

Alors que les Gilets jaunes fêtent leur anniversaire, leurs préoccupations restent plus que jamais d'actualité : comment regagner du pouvoir d'achat ? La semaine dernière, le collectif Alerte adressait une lettre au président de la République Emmanuel Macron afin d'exprimer ses « vives inquiétudes face à la dégradation du niveau de vie des personnes les plus précaires depuis deux ans ».

Composé de diverses organisations de lutte contre la pauvreté comme Emmaüs France ou la Fondation Abbé Pierre, le collectif reconnaît certaines avancées sur le plan social mais déplore le fait que ce soit loin d'être suffisant.

Pouvoir d'achat en berne

Les chiffres des études de l'évolution de la pauvreté initiées par l'Institut des Politiques Publiques (IPP) et de l'INSEE relayés par le collectif Alerte sont éloquents : « Outre l’estimation de l’Insee d’une hausse du taux de pauvreté de l’ordre de 0,6 point pour atteindre 14,7 % de la population en 2018 (...), l’étude de l’IPP confirme que les 9 % des ménages les plus modestes ont perdu du pouvoir d’achat en 2019 avec les effets cumulés des mesures de 2018 et 2019 ».

Les quelques réformes qu'a entraînées le mouvement des Gilets jaunes, notamment envers les retraités, risquent de ne pas suffire à inverser la tendance.

Revenu universel d’activité

Une des prochaines réformes qui suscite le plus d'espoir pour l'avenir est la mise en place d'un revenu universel d’activité (RUA). Celui-ci ne devrait être effectif qu'à l'horizon 2023.

Pourtant les organisations du collectif Alerte regrettent déjà que, malgré l'oreille du gouvernement, leur expertise  n'est pas prise en compte.

Pour celles-ci, afin que la réforme soit efficace, « la future prestation doit garantir que personne en France ne vive avec moins de 50 % du revenu médian (soit 867 euros par mois pour une personne seule, sans les aides au logement) ».

Ces organisations qui côtoient les personnes les plus vulnérables ont glissé dans cette lettre quelques recommandations pour répondre à « l'urgence sociale ». Leur parole sera-t-elle écoutée puis prise en compte par le gouvernement, l'avenir nous le dira.

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