CAN 2025: décès en pleine compétition du journaliste malien Mohamed Soumaré

Mohamed Soumare, journaliste, décédé ce mercredi (DR)
Rabat, de notre envoyé spécial.
La presse sportive malienne et africaine est en deuil. Mohamed Soumaré, journaliste et consultant sportif est décédé brutalement ce mercredi 14 janvier 2026 à Rabat, au Maroc, où il séjournait dans le cadre de la Coupe d’Afrique des nations.
Selon plusieurs sources, Mohamed Soumaré a été retrouvé sans vie dans sa chambre d’hôtel, où il résidait depuis le début de la compétition. Les circonstances exactes de son décès n’ont pas encore été précisées, mais la nouvelle a provoqué une onde de choc au sein de la communauté médiatique africaine, présente en nombre au Maroc pour couvrir la CAN.
Figure incontournable du journalisme sportif malien, Mohamed Soumaré occupait également les fonctions d’officier média du Stade Malien de Bamako et de responsable marketing, télévision et médias au sein de la Ligue professionnelle malienne. Analyste fin, plume incisive et passionné de football, il a marqué plusieurs générations par la pertinence de ses analyses et son engagement sans faille pour la promotion du sport malien et africain.
Très vite, les hommages ont afflué sur les réseaux sociaux et dans les médias. Sur la page Vive les Aigles du Mali, un message résume le sentiment général : « Le grand consultant malien est retrouvé sans vie dans sa chambre d’hôtel. Nos condoléances les plus attristées. La presse sportive malienne perd aujourd’hui un homme valeureux, passionné et profondément engagé. Son départ laisse un vide immense. »
Sur place à Rabat, l’émotion est palpable parmi ses confrères. Le journaliste camerounais Hervé K., présent au media center, confie : « Effondré par le décès du doyen Soumaré en pleine mission de la CAN. Nous avons discuté hier encore, tu ne laissais rien transparaître avec ton calme légendaire. Un sacré coup en cette journée de demi-finale. »
Même stupeur et profonde tristesse pour Charles Douglas Ndemba, également journaliste camerounais, qui évoque un homme de culture et de mémoire : « C’était une bibliothèque vivante. Très posé, tempéré, passionné par le football africain. Hier soir encore, nous échangions au média center du stade Prince Moulay Abdallah. J’étais loin d’imaginer que ce serait notre dernière conversation. »
